La mosquée Bibi-Khanym à Samarcande, en Ouzbékistan, en avril 2026. PHOTO GABE CASTRO-ROOT/“THE NEW YORK TIMES”

Récit.

Longtemps méconnu, l’Ouzbékistan séduit une nouvelle génération de voyageurs grâce à son hospitalité, ses prix accessibles et son patrimoine spectaculaire, qui alterne coupoles turquoise et remparts séculaires. Ce récit publié par “The New York Times” décrit un pays en plein essor touristique, mais encore loin d’être parcouru par les foules.

Située dans l’ouest poussiéreux de l’Ouzbékistan, la cité ancienne de Khiva regorge de merveilles. De délicates faïences bleues, vertes et orange scintillent au soleil. Des étals de tissus colorés ornent les remparts d’une forteresse du XIIe siècle. Des boulangers sortent des tandoors (four traditionnel) des samsa, ces feuilletés à la viande et au potiron délicieusement parfumés. Pourtant, malgré tous ces attraits, je me suis retrouvé dans le salon d’un étranger en train de regarder une chaîne de télévision russe.

Je flânais dans les rues étroites du cœur séculaire de Khiva quand j’ai repéré un minaret qui s’élançait vers le ciel, juste à l’extérieur des murs en briques de terre crue qui entourent la cité. L’endroit idéal, me suis-je dit, pour obtenir une vue aérienne de la ville. J’ai cherché l’entrée, mais je n’ai trouvé qu’une porte verrouillée.

J’ai demandé en anglais à un homme qui jardinait à proximité s’il y avait une autre entrée. Il m’a répondu en russe, une langue que je ne parle pas, et m’a fait signe de le suivre. Mais au lieu de me montrer l’entrée, il m’a invité chez lui, de l’autre côté de la rue. On s’est assis dans le salon, il m’a donné un gros morceau de pain garni de yaourt et a allumé la télévision. Pendant une vingtaine de minutes, on a regardé une comédie

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Source de l’article

The New York Times (New York)

Avec plus de 2 000 journalistes, une trentaine de bureaux à l’étranger, plus de 140 prix Pulitzer et près de 13 millions d’abonnés au total à la fin de l’année 2025, The New York Times est le quotidien de référence aux États-Unis, dans lequel on peut lire “all the news that’s fit to print” (“toute l’information digne d’être publiée”).

Dans son édition dominicale, on trouve notamment The New York Times Book Review, un supplément livres qui fait autorité, et l’inégalé New York Times Magazine. La famille Ochs-Sulzberger, qui, en 1896, a pris la direction de ce journal créé en 1851, est toujours à la tête du quotidien de centre gauche.

Quant à l’édition web, qui revendique à elle seule plus de 12 millions d’abonnés à la fin de 2025, elle propose tout ce que l’on peut attendre d’un service en ligne, avec en plus des dizaines de rubriques spécifiques. Les archives regroupent des articles parus depuis 1851, consultables en ligne à partir de 1981.

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