l'essentiel Les recherches engagées ce jeudi 16 juillet pour tenter de retrouver le corps de Delphine Jubillar se concentrent sur un secteur jusqu’ici inédit dans l’enquête. Situé à une douzaine de minutes de la maison des Jubillar, ce champ situé à Mailhoc n’avait jamais fait l’objet de fouilles lors des nombreuses opérations menées depuis près de six ans.

Les gendarmes ont choisi un secteur discret de la campagne tarnaise pour lancer cette nouvelle phase des recherches. Situé sur la commune de Mailhoc, le champ fouillé ce jeudi 16 juillet se situe à la jonction de la route départementale 600, qui relie Albi à Cordes-sur-Ciel, et du chemin de Lobre, dans un environnement agricole bordé par une zone boisée. C'est ici que des ossements pouvant appartenir à Delphine Jubillar ont été découverts.

Le site est constitué d'une parcelle ouverte, entourée sur plusieurs côtés par des bois qui forment un écran naturel. C'est dans ce secteur que les enquêteurs ont déployé une tente, acheminé une pelleteuse et installé un important dispositif de sécurité. Tous les accès ont été fermés, aussi bien depuis la D600 que par les chemins communaux, afin de préserver le déroulement des opérations, qui se déroulent en présence de Cédric Jubillar.

Cette zone présente une caractéristique notable : elle n'avait jamais été explorée lors des nombreuses campagnes de recherches menées depuis la disparition de Delphine Jubillar, dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020. Depuis près de six ans, les gendarmes ont pourtant multiplié les opérations dans le secteur de Cagnac-les-Mines et ses environs, sans jamais intervenir à cet endroit précis.

La zone de fouille se situe chemin de Lobre à Mailhoc
La zone de fouille se situe chemin de Lobre à Mailhoc DDM - Samuel Cadène

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Le site retenu se trouve à environ 11 kilomètres du domicile des époux Jubillar, à Cagnac-les-Mines, soit une douzaine de minutes en voiture. Une distance qui correspond aux déclarations formulées par Cédric Jubillar dans ses aveux, dans lesquels il explique avoir transporté le corps de son épouse en voiture avant de l'abandonner sur un lieu dont il s'est dit prêt à révéler l'emplacement à la justice.

Revirement spectaculaire

L'accès à cette parcelle se situe à proximité immédiate de la D600. Si cet axe départemental est aujourd'hui relativement passant, le contexte était très différent dans la nuit de la disparition de Delphine Jubillar. La France se trouvait alors en pleine pandémie de Covid-19 et la circulation routière était particulièrement réduite. 

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Ces nouvelles fouilles interviennent après le spectaculaire revirement de Cédric Jubillar. Début juillet, le peintre-plaquiste de 38 ans a reconnu, dans deux lettres remises à ses avocats, être responsable de la mort de son épouse. Après avoir réitéré officiellement ses aveux devant les enquêteurs, il a indiqué être en mesure de conduire la justice jusqu'au lieu où se trouverait le corps de Delphine Jubillar.

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La magistrate chargée du supplément d'information a alors ordonné ces investigations de terrain, qui constituent la première traduction concrète des révélations de l'accusé. Elles pourraient permettre, s'il est confirmé que les ossements appartenaient bien à Delphine Jubillar, de faire progresser de manière décisive l'un des dossiers criminels les plus suivis de ces dernières années.