Les autorités kosovares ont annoncé, dans la soirée du lundi 3 août, la découverte des restes de quatre personnes dans une seconde fosse commune située près du village de Jabuka, dans le nord du Kosovo. Cette découverte intervient après celle des dépouilles de sept personnes retrouvées samedi 1er août sur un site voisin, dans la région de Zubin Potok, où les autorités estiment que jusqu'à 23 victimes pourraient être enterrées. Les deux sites font l'objet d'investigations pour des crimes de guerre présumés commis durant le conflit de 1998-1999 entre les forces serbes et les indépendantistes kosovars.

Publié le : 04/08/2026 - 13:45Modifié le : 04/08/2026 - 13:45

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Au Kosovo, « lors des fouilles menées à Jabuka, les restes de quatre personnes ont été découverts puis exhumés. Selon les premières évaluations, ils appartiennent à des victimes de disparition forcée pendant la guerre », a indiqué la Commission gouvernementale des personnes disparues dans un communiqué publié dans la soirée du lundi 3 août. 

Les restes ont été transférés dans un laboratoire afin de procéder à des analyses ADN pour tenter d'identifier les victimes. Selon les procureurs, les opérations d'excavation et d'identification sur les deux sites pourraient durer plusieurs mois.

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Jusqu'à 23 victimes dans une même fosse

À quelques kilomètres de là, les médecins légistes avaient déjà retrouvé, samedi 1er août, les dépouilles de sept personnes dans une fosse commune découverte dans le village de Kalludër, également situé dans la région de Zubin Potok. Selon le Premier ministre Albin Kurti, ce charnier pourrait contenir les restes de 23 Kosovars albanais, « enlevés de force, exécutés, et dont les corps ont été enterrés dans le but de dissimuler l'horrible crime commis par les forces serbes au printemps 1999 ».

Les autorités kosovares pensent qu'il s'agit d'un groupe d'intellectuels de Mitrovica – médecins, professeurs et défenseurs des droits humains – disparus depuis le 19 avril 1999. Le parquet a par ailleurs annoncé l'arrestation de trois hommes soupçonnés de crimes de guerre, dont deux Serbes de Zubin Potok, en lien avec cette affaire.

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Près de 1 600 personnes toujours portées disparues

La guerre du Kosovo (1998-1999) a fait environ 13 000 morts, dont 11 000 Albanais kosovars, pour la plupart des civils. Près de 1 600 personnes sont toujours portées disparues. Parmi elles, environ 1 100 sont des Kosovars albanais et 500 sont des Serbes, des Roms ou des membres d'autres minorités.

Près de trois décennies après le conflit, les relations toujours tendues entre la Serbie et le Kosovo, dont Belgrade ne reconnaît toujours pas l'indépendance proclamée en 2008, compliquent les recherches.

Le Premier ministre Albin Kurti a appelé la communauté internationale à faire pression sur Belgrade pour ouvrir les archives de l'armée yougoslave afin de faciliter la localisation d'autres fosses communes. Sous l'égide de Bruxelles, une commission conjointe d'experts kosovars et serbes s'est réunie pour la première fois en janvier afin de lancer une coopération sur la recherche des personnes disparues.

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