Dix après Caterpillar, l'avenir du site de Gosselies se précise enfin
Heylen qui vient de signer un contrat pour le site d'Audi à Forest avait réalisé la même opération au mois de mars dernier avec la Soresic − détenue par l'intercommunale Igretec et par Wallonie Entreprendre − pour une partie de l'ancien site de Caterpillar (37, 5 hectares) à Gosselies. Le bourgmestre de Charleroi Thomas Dermine (PS) explique qu'Heylen s'est engagé pour une période de cinq ans et durant cette période "un certain nombre d'hectares devront être occupés et entre 1 000 et 1 500 emplois devront être créés. S'il n'y parvient pas, une clause de rachat sous certaines conditions est prévue".
On y attend sous le nom de "parc Chrysalide21", l'arrivée de différentes activités logistiques et industrielles ainsi que la création d'un parc d'activités pour PME.
Grande nouvelle pour Audi Brussels : Heylen Warehouses reprend le site et vise une création d'emplois (trop ?) ambitieuseNéanmoins, un problème juridique existe toujours pour cette partie de l'ancien site de Caterpillar. Une société dispose encore d'un bail longue durée (9 ans) pour y stationner des voitures. Le dossier fait l'objet d'une action en justice, la Soresic contestant la durée du bail.
Trois lots
L'ancien site de Caterpillar avait été scindé en trois lots il y a quelques années. Le premier lot de 37,5 hectares (la partie centrale du site) accueillera donc le parc d'activités Chrysalide21. Et les deux autres lots ? Celui de 20 hectares pourrait prochainement accueillir un groupe industriel flamand. Du côté du ministre wallon de l'Économie, Pierre-Yves Jeholet (MR), on confirme que "des discussions sont en cours et il est trop tôt pour en parler" mais on s'en tiendra à cet unique commentaire. Parce qu'"Il y a déjà eu beaucoup d'annonces par le passé concernant ce site, nous préférons rester prudents". Selon nos confrères de Sudinfo, il s'agirait du groupe flamand Joris Ide actif dans le secteur de l'acier.
Au départ, ces 20 hectares étaient réservés à une éventuelle extension du Biopark qui est situé non loin de là. Néanmoins depuis lors, il semblerait que du côté du Biopark, on ait fait marche arrière.

Enfin le troisième lot qui est situé le long de la N5 est dédié à une zone de loisirs. Pour l'heure, il est toujours difficile de savoir ce qu'on pourra y trouver dans l'avenir mais il n'est pas exclu qu'un petit parc d'attractions en lien avec les éditions Dupuis y soit créé.
La méthode "à la chinoise" du gouvernement bruxellois : l'exécutif prend le contrôle du dossier Audi Forest pour contourner son administrationDepuis dix ans, la reconversion du site de Caterpillar a souvent fait parler d'elle. On se rappellera qu'après le départ de l'entreprise américaine et la mise au chômage de 2 200 personnes, le site avait pu être racheté par la Wallonie pour l'euro symbolique. Deux annonces majeures s'étaient succédé, l'arrivée tout d'abord d'un constructeur chinois de voitures électriques, Thunder Power, qui aura fait long feu. Après cette histoire, on annonce alors l'arrivée d'un parc d'attractions Legoland. Le projet ne verra jamais le jour.
À l'époque de la fermeture de Caterpillar, Thomas Dermine qui était aux commandes de la cellule Catch chargée de la reconversion du site explique qu'"il y a dix ans la disponibilité foncière était grande. Igretec avait ouvert un parc d'activité et pour le site de Caterpillar, l'arrivée d'un seul repreneur était privilégiée".
Le temps passe et les perspectives se concrétisent.
Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.