Donald Trump annonce une reprise des négociations ce lundi avec l’Iran, les cours du pétrole en baisse
« Ce que l’on fait maintenant, c’est parler avec eux sous la forme d’une négociation », a ajouté M. Trump, précisant simplement que ces discussions devaient commencer lundi après-midi, sans autre détail.
Ni Téhéran ni les pays médiateurs du conflit n’ont confirmé la tenue de ces discussions, mais la République islamique s’était dit dimanche proche d’un accord avec Oman sur le détroit d’Ormuz.
Crucial pour le commerce mondial d’hydrocarbures, le détroit d’Ormuz est de nouveau verrouillé par la République islamique depuis la reprise début juillet des affrontements avec les États-Unis, provoquant de fortes perturbations de l’économie mondiale.
Chute des prix du pétrole
L’Iran, qui ne veut pas d’un retour à la situation d’avant-guerre, n’autorise pour l’heure qu’un seul itinéraire le long de ses côtes et entend garder le contrôle du détroit, également situé dans les eaux omanaises.
En juin, la mise en place d’une route omanaise avait suscité la colère des autorités iraniennes mais un compromis semble se dessiner si l’on en croit Téhéran, Mascate n’ayant pas réagi dans l’immédiat.
« Nous sommes sur le point de parvenir à un accord sur une route acceptable pour les deux parties – ni la route nord, ni la route sud –, dans le respect des droits souverains de chaque pays et la garantie de nos intérêts nationaux et de notre sécurité », a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, à la télévision d’État.
Ces apparentes avancées ont été suivies d’une chute des prix du pétrole à la réouverture du marché lundi matin, le baril de Brent, référence du marché mondial, reculant de près de 5 % pour s’échanger autour de 84 dollars. Il avait brièvement dépassé les 100 dollars fin juillet.
En attendant un possible accord, la situation dans le détroit d’Ormuz reste tendue : une explosion près d’un pétrolier y a été rapportée dans la nuit de dimanche à lundi par l’agence de sécurité maritime britannique UKMTO.
« Il y aura un accord sur le nucléaire, on pourrait même dire sur la dénucléarisation de l’Iran », assure Trump
Depuis le début du conflit, déclenché le 28 février par une offensive israélo-américaine, le président américain a menacé à plusieurs reprises de bombarder massivement l’Iran, avant de faire volte-face.
Donald Trump, à la peine pour trouver une issue à un conflit très impopulaire parmi ses électeurs, a conditionné la suspension des frappes américaines à la conclusion rapide d’un accord avec Téhéran, en particulier sur Ormuz.
Selon des médias américains, Washington envisageait de nouveaux bombardements massifs au cours du week-end : CBS News avait notamment mentionné la possibilité de frappes contre des raffineries de pétrole et des centrales électriques, menées par les États-Unis mais aussi Israël, ce qui aurait été une première depuis deux mois.
Donald Trump a dit avoir renoncé à une nouvelle attaque à la demande de pays de la région, qui selon lui « pensent qu’on a un accord » : « Il y a un accord sur Ormuz, et il y aura ensuite un accord sur le nucléaire, on pourrait même dire sur la dénucléarisation de l’Iran ».
Le président américain a affirmé que la demande provenait de l’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, du Qatar et de l’Iran lui-même.
D’après l’agence de presse officielle saoudienne, il avait eu une conversation téléphonique avec le prince héritier Mohamed ben Salmane, un allié clef dans la région, qui l’a appelé à « privilégier le dialogue afin de réduire les tensions ».
La guerre s’est étendue récemment, avec un nouveau front en mer Rouge, où les rebelles yéménites Houthis, soutenus par l’Iran, ont annoncé imposer un blocus aux ports saoudiens et ont depuis revendiqué des attaques contre des pétroliers et des installations pétrolières du royaume.