Son nom résonne souvent sur les ondes de Radio Tour et cela a encore été le cas, pour sa reprise, après une période difficile. L'offensif Victor Vercouillie a attaqué deux jours d'affilée sur l'Arctic Race of Norway. Sous le soleil radieux de la première étape et sous la grisaille mais sans le déluge annoncé ce vendredi, sur la seconde journée de course.

À chaque fois dans une échappée de cinq hommes. "C'était ma course de reprise après un moment très compliqué émotionnellement, nous raconte le coureur de Flanders Baloise. J'ai perdu mon papa la semaine dernière." Kristof, qui avait été coureur, est décédé à l'âge de 52 ans des suites d'une longue maladie.

Il s'est donc battu sur les routes norvégiennes avec une détermination supplémentaire, pour faire honneur à la mémoire de son papa. Tout en restant fidèle à sa manière de courir. "Je découvre cette course, avec ses magnifiques paysages, ajoute Victor Vercouillie. Sur ces deux étapes qui étaient sur le papier pour les sprinters, j'ai voulu essayer."

Mais le peloton a à chaque fois contrôlé son groupe de fuyards, ne lui laissant jamais beaucoup de marge, comme ce vendredi, sur cette étape dessinée entre splendides Fjords et l'océan atlantique, avec cette arrivée à Andenes, dans ces terres reculées, dans ce terrain de jeu des élans, rennes, et, un peu plus loin dans l'eau, des baleines.

"Le circuit final de cette deuxième étape pouvait être propice aux attaquants, ajoute-t-il. Nous avions des raisons d'y croire, d'espérer tromper la vigilance du peloton. Malheureusement, un des mecs de l'échappée n'a plus voulu collaborer à la fin. C'est vraiment dommage."

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" Les vont être chères dans le peloton " 

Il avait aussi à coeur de se montrer en vue de son avenir, incertain. Car son équipe Flanders-Baloise va arrêter la saison prochaine. "C'est vraiment dommage que notre formation disparaisse, que le gouvernement flamand ne sponsorise plus notre équipe, déplore-t-il au sujet de Flanders-Baloise, qui a lancé la carrière de tant de coureurs ces deux dernières décennies (les Sep Vanmarcke, Stijn Devolder, Oliver Naesen ou Victor Campenaerts avaient commencé là. Nous sommes nombreux dans l'équipe à espérer nous sauver. Mais les places vont être chères dans le peloton…"

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