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Un comité de la Chambre des communes a accepté d'examiner les processus de vérification de sécurité du Canada, alors qu'une ex-stagiaire canadienne à l'OTAN fait face à des accusations d'espionnage après son arrestation en Belgique.

Cette décision survient quelques jours après que les conservateurs et le Bloc québécois ont réclamé une réunion d'urgence du comité pour enquêter sur les allégations d'espionnage visant l'ex-stagiaire canadienne.

Lors de la réunion du Comité de la sécurité publique et de la sécurité nationale lundi, les députés de tous les partis ont convenu de prioriser la tenue de trois séances pour étudier la question dès la rentrée parlementaire en septembre.

Le comité convoquera le ministre fédéral de la Sécurité publique et invitera tout autre témoin qu'il jugera nécessaire. Il présentera ensuite ses conclusions et ses recommandations à la Chambre.

Le porte-parole conservateur en matière de sécurité publique, Frank Caputo, a envoyé jeudi une lettre ouverte au président du comité, réclamant un examen parlementaire compte tenu de la gravité des accusations contre cette ex-stagiaire.

Ces allégations soulèvent des questions urgentes sur la manière dont une personne aujourd'hui accusée d'espionnage a pu obtenir un stage au sein de l'une des alliances militaires les plus importantes du Canada.

Frank Caputo parle, les mains ouvertes.

Le député conservateur Frank Caputo (Photo d'archives)

Photo : La Presse canadienne / Spencer Colby

Bien que les tribunaux belges ne révèlent pas publiquement l'identité des accusés lors d'une enquête criminelle avant le procès, une enquête de CBC a identifié l'espionne présumée (nouvelle fenêtre) comme étant Biwei Zhang, une ingénieure de systèmes détentrice d'une formation en économie qui était stagiaire au Grand quartier général des puissances alliées en Europe (SHAPE) de l'OTAN, dans la ville belge de Mons.

L'obtention de ce stage exigeait une vérification de sécurité approfondie effectuée par la GRC et le SCRS.

L'enquête a établi que Biwei Zhang est le nom légal de la suspecte, mais qu'elle utilise le nom de Claire Zhang dans son milieu professionnel et celui de Catina Zhang sur son profil Facebook. Selon son CV en ligne, elle aurait aussi travaillé à l'Agence spatiale canadienne et à Statistique Canada.

Les autorités belges soupçonnent Mme Zhang d'espionner pour le compte d'un pays tiers, mais aussi d'appartenir à une organisation criminelle.

D'après un texte de CBC News

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