Idées.

De l’Europe à la Chine et au Japon, la natalité est au plus bas, et la population devrait partout chuter radicalement d’ici à 2100. L’occasion, peut-être, de construire un monde plus vivable en matière de logement ou d’emploi, estime ce chroniqueur britannique. Il rappelle le précédent de la “peste noire”, qui a ravagé l’Europe à partir de 1345 : l’épidémie avait été suivie d’une période faste et prospère.

Et si l’effondrement démographique rendait finalement nos vies plus faciles ? Dessin de Marie Montocchio, Espagne/Ikon Images

[Cet article a été publié pour la première fois sur notre site le 2 juin 2026 et republié le 29 septembre]

Nous n’ignorons rien de cette tendance, et pourtant chaque nouvelle donnée statistique est un choc. Une femme chinoise a désormais, en moyenne, 0,98 enfant seulement. L’an dernier, la Chine a enregistré son plus faible nombre de naissances depuis 1949. Le constat est tout aussi alarmant pour la Thaïlande, qui n’avait pas connu un tel déficit de naissances depuis 1950, ou pour la France, dont la natalité est retombée à son niveau de l’immédiat après-guerre. Les taux de fécondité ne cessent de franchir des seuils historiquement bas, pour repartir immédiatement à la baisse.

L’effondrement est le plus brutal sur cette vaste étendue qui va de l’Europe à la Chine, et comprend le Japon. Selon les estimations des Nations unies, la population y a déjà atteint son pic. Le nombre d’habitants en Chine devrait être divisé par deux d’ici à 2100, une prévision qui pourrait bien être sous-estimée.

Une étude publiée par la revue médicale The Lancet en 2020 tablait sur une fécondité encore plus basse que celle annoncée par l’ONU, et prédisait que de nombreux pays européens ainsi que le Japon verraient, eux aussi, leur population diminuer de moitié. C’est énorme. Imaginez le monde que connaît

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