Vainqueur à Madrid pour la huitième fois de la saison, Kimi Antonelli possède désormais 81 points d’avance sur George Russell au championnat du monde. Une marge colossale qui pose une question logique : à partir de quand l’Italien pourra-t-il, mathématiquement, être sacré ?

La réponse est claire sur un point : pas à Bakou. Même dans le scénario le plus favorable qui soit — une victoire d’Antonelli combinée à un zéro pointé de Russell — l’écart maximal possible à l’issue du Grand Prix d’Azerbaïdjan atteindrait 106 points, alors qu’il en resterait encore 208 à distribuer jusqu’à la fin de la saison. Il faudra donc patienter. Le premier rendez-vous où le titre peut mathématiquement basculer est le Grand Prix de Singapour, qui comprend également une course sprint. Mais le scénario reste extrême : Antonelli devrait y signer, cumulé aux manches précédentes de Bakou et de Malaisie, un quasi-sans-faute pendant que ses rivaux s’effondreraient. Selon les calculs les plus précis, l’Italien a besoin d’environ 152 à 153 points supplémentaires pour s’assurer mathématiquement la couronne, en tenant compte de son avantage au départage en nombre de victoires.

Une fenêtre bien plus réaliste devrait donc s’ouvrir un peu plus tard dans la saison, du côté d’Austin ou du Mexique, deux circuits où Mercedes a par le passé montré une belle forme. Reste que le calendrier de fin de saison 2026 n’est pas totalement figé : les Grands Prix du Qatar et d’Abou Dabi, encore inscrits au programme, suscitent des doutes croissants en raison du contexte géopolitique au Moyen-Orient, une piste évoquant même leur remplacement par une manche unique à Imola. Un calendrier resserré signifierait mécaniquement moins de points à distribuer pour les rivaux d’Antonelli, et donc une possibilité de sacre encore plus précoce.

En attendant, la domination du pilote Mercedes reste écrasante : avec huit victoires en quatorze courses disputées cette saison, il devance déjà Russell de 81 points, Lewis Hamilton de 101 et Lando Norris de 106. Pour donner une idée de l’ampleur de l’écart à combler, le plus grand retard jamais comblé dans l’histoire récente du championnat reste celui de Max Verstappen face à Charles Leclerc en 2022, avec 46 points.

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