Une première inspection financière menée en Flandre entre 2022 et 2025 relève des zones d’ombre dans 95 dossiers d’exploitants privés de maisons de repos, sans constatation particulière chez les opérateurs publics.

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Photo d’illustration. - Sylvain Crasset.
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Par Belga Publié le 26/10/2026 à 06:39 Temps de lecture: 2 min

Chez près d’un tiers des exploitants privés de maisons de repos et de soins (MRS) en Flandre, des zones d’ombre subsistent quant à l’utilisation des fonds publics. C’est ce qui ressort des résultats de la première inspection financière générale du secteur, menée par le département des soins entre 2022 et 2025 et présentée lundi. Selon la ministre flamande du Bien-être, Caroline Gennez (Vooruit), ce rapport démontre qu’il faut renforcer encore la transparence.

« Bien que la grande majorité des maisons de repos et de soins en Flandre soient financièrement saines, les résultats montrent que nous devons rester vigilants quant aux fonds publics que nous investissons », déclare la ministre Gennez. « Les fonds publics mal utilisés privent les résidents et le personnel de soins et de soutien. Nous devons réagir fermement à de telles pratiques. »

L’inspection des soins a été menée auprès de tous les pouvoirs organisateurs des maisons de repos et de soins flamandes. Il ne s’agit donc pas des établissements eux-mêmes, mais de leurs exploitants, organisateurs, groupes de soins, administrations locales, ASBL ou sociétés commerciales. La campagne d’inspection s’est déroulée du 5 janvier 2022 au 15 mai 2025 et a porté sur 463 inspections : 133 auprès de pouvoirs organisateurs publics et 330 auprès de pouvoirs organisateurs privés. C’est la première fois qu’une telle inspection est réalisée.

Zones d’ombre des fonds publics

L’inspection des soins a notamment vérifié si des fonds destinés aux soins et au fonctionnement des maisons de repos et de soins avaient éventuellement été utilisés pour d’autres activités. L’exploitant doit pouvoir démontrer, à l’aide de preuves concrètes telles que des factures ou une comptabilité, à quoi les fonds publics ont été affectés.

Aucune constatation particulière n’a été relevée chez les exploitants publics. En revanche, chez les exploitants privés, des zones d’ombre concernant la bonne utilisation des fonds publics ont été constatées dans 95 dossiers, soit 29 % des 330 inspections.

Les constatations concernaient notamment des prêts accordés à des sociétés sœurs ou mères, comptabilisés ensuite comme des revenus encore à percevoir, des donations et des dépenses sans lien avec la maison de repos et de soins concernée.

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