Football. « Aucun dialogue » : privés de déplacement à Marseille, les fans du PSG saisissent le Conseil d'État
Les supporters parisiens protestent contre les arrêtés du ministère de l'Intérieur et de la préfète de police déléguée des Bouches-du-Rhône, qui interdisent leur déplacement au Vélodrome dimanche (20h45), à l'occasion du Classique de Ligue 1 contre Marseille.
La rédacion avec AFP -
Aujourd’hui à 19:24 | mis à jour aujourd’hui à 19:46
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Le déplacement de supporters du Paris-SG à Marseille dimanche lors de la 5e journée de Ligue 1 de football est interdit par un arrêté du ministère de l'Intérieur, publié jeudi au Journal officiel, afin de prévenir d'éventuels « troubles graves pour l'ordre public ».
« Dimanche 20 septembre de zéro heure à minuit, le déplacement individuel ou collectif, par tout moyen, de toute personne se prévalant de la qualité de supporter du Paris Saint-Germain Football Club ou se comportant comme tel, est interdit entre les communes de la région d'Ile-de-France, d'une part, et la commune de Marseille (Bouches-du-Rhône), d'autre part », indique l'arrêté.
« Des relations empreintes d'animosité depuis de nombreuses années »
Il intervient après celui du 9 septembre de la préfète de police déléguée des Bouches-du-Rhône, qui interdit pour dimanche à tout supporter du Paris Saint-Germain d'« accéder au stade Vélodrome, de stationner et de circuler sur la voie publique dans le centre-ville et aux abords du stade ». Dans son arrêté, le ministère de l'Intérieur met en avant que lors de rencontres à domicile, les supporters marseillais « adoptent fréquemment un comportement violent (...) tant par des rixes entre supporters que par des violences contre les forces de l'ordre ».
Il argue également que les supporters parisiens « sont très fréquemment source de troubles à l'ordre public du fait du comportement violent » lors de déplacements et « que les relations entre supporters de l'OM et du PSG sont empreintes d'animosité depuis de nombreuses années », ce qui s'est « traduit à plusieurs reprises par de graves affrontements ».
Une audience devant le Conseil d'État vendredi
« Nous demandons à notre avocat de saisir en procédure d'urgence le Conseil d'Etat afin de contester l'interdiction ministérielle à venir », a réagi le Collectif Ultras Paris (CUP), le groupe de supporters le plus important (plusieurs milliers de membres), dénonçant « 11 ans d'interdictions ».
L'audience en référé devant le Conseil d'Etat aura lieu demain vendredi après-midi et une décision sera rendue dans la foulée. « Depuis 2015, six préfets se sont succédé sans qu'aucun véritable dialogue ne soit instauré avec nous », a insisté le CUP dans un communiqué.