L’ex-directeur d’une école catholique condamné à quinze ans de prison
20 Minutes avec AFP
Publié le 17/09/2026 à 19h22 • Mis à jour le 17/09/2026 à 20h57
La cour criminelle du Morbihan a rendu son délibéré jeudi concernant Jean-Patern Ars, ancien directeur d’école privée catholique. L’homme de 32 ans a été condamné à quinze ans de réclusion criminelle, assortis d’une période de sûreté des deux tiers et d’un suivi sociojudiciaire de dix ans pour un viol et des agressions sexuelles sur une douzaine d’enfants.
Jugé depuis le 10 septembre, le trentenaire était également poursuivi pour détention d’images pédopornographiques, après avoir notamment photographié des élèves. Au total, le dossier impliquait 36 enfants côtoyés dans le cadre scolaire, lors d’activités à la piscine ou pendant des camps d’été.
Des « stratagèmes » reconnus
Au cours de la procédure, l’accusé a reconnu « avoir mis en place des stratagèmes », selon les termes de son avocate, Me Virginie Gagnard. Déclarant « avoir honte de ses actes », Jean-Patern Ars a indiqué qu’il ne ferait pas appel. Lundi, il a révélé le nom de deux nouvelles victimes d’agressions sexuelles, une déclaration qui ouvre la voie à un possible second procès. Entendus mercredi, deux experts ont souligné la « dangerosité élevée » de l’accusé, concluant à « un risque de récidive certain ».
L’affaire avait éclaté en octobre 2023. De retour d’un voyage scolaire en Irlande, le directeur de l’école du Sacré-Cœur de Noyal-Muzillac avait été mis en cause par plusieurs garçons dénonçant des attouchements. Interpellé dès le lendemain, il avait été mis en examen et incarcéré le 11 octobre 2023.
Des milliers de fichiers saisis
Les perquisitions menées à son domicile avaient permis la saisie « de milliers de fichiers à caractère pédopornographique ». L’une des vidéos, enregistrée dans les vestiaires d’une piscine, montrait un enfant pratiquant une fellation à l’enseignant.
Pour la défense des victimes, l’audience publique constituait un enjeu majeur. Les parties civiles n’ont pas demandé le huis clos, afin « que ce soit su, pour éviter que ce genre de faits puissent recommencer », a expliqué Me Élodie Brault, avocate de trois victimes et de leurs parents.