Deux agressions à caractère raciste auraient eu lieu aux alentours du Groupama Stadium samedi dernier, en marge du match entre l'Olympique lyonnais et Le Havre.

La rédaction -

Aujourd’hui à 14:27

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Les agressions auraient eu lieu en marge du match entre l'OL et Le Havre samedi dernier. Photo Sipa/Mourad Allili
Les agressions auraient eu lieu en marge du match entre l'OL et Le Havre samedi dernier. Photo Sipa/Mourad Allili

Nouvel épisode de violences aux alentours du Groupama Stadium. En marge du match entre l'Olympique lyonnais et Le Havre samedi dernier (1-1), une agression à caractère raciste aurait eu lieu avant le coup d'envoi de la rencontre comptant pour la 2e journée de Ligue 1.

D'après Le Progrès, un lycéen de 17 ans qui sortait d'un match de futsal à l'OL Vallée (le pôle de loisirs du club de football) avec des amis aurait été pris à partie par un groupe sur le parvis du stade. « Ils étaient plusieurs dizaines, certains avec des cagoules et des matraques », explique la mère d'un des amis de l'adolescent présent ce soir-là. « Négros, bougnoules, on va vous tuer », auraient alors lancé des membres du groupe avant de donner « des coups de pied et des coups de poing » au garçon.

« Il a besoin d'un chirurgien facial »

Avec une mâchoire fracassée, un nez cassé, des plaies et des ecchymoses, le lycéen a reçu 30 jours d'ITT. « Ils ont failli tuer mon fils, ils l’ont massacré », a regretté la mère du lycéen sur les réseaux sociaux, assurant que son fils a « besoin d'un chirurgien facial » suite à cette agression. Selon Le Progrès, une plainte a été déposée et une enquête est en cours pour identifier les auteurs.

Lundi, l'élue d'opposition sur la liste de gauche à Rilleux-la-Pape Meriem Bouchedda avait déjà rapporté avoir été victime d'une agression à caractère raciste avec son conjoint en marge de ce même match. « Après avoir été insultés à plusieurs reprises, notamment par le terme “bougnoules”, mon conjoint a été roué de coups par plusieurs individus », a-t-elle expliqué sur Facebook, racontant ensuite avoir été « violemment frappée » à son tour.

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Des ultras témoins d'une autre agression ?

Cette publication avait été suivie d'une communication de l'Olympique lyonnais, qui a indiqué qu'il « fera preuve d’une tolérance zéro envers les violences, le racisme, le sexisme et l’ensemble des discriminations » et qu'il « prendra toutes les mesures nécessaires pour exclure durablement de son stade les personnes qui seraient impliquées ».

Dans une interview à 20minutes, l'élue explique qu'à un moment, des supporters qui « portaient des écharpes Bad Gones (le principal groupe ultra de l'OL, NDLR) et des t-shirts “identité Lyon” » sont arrivés, et ont « juste regardé [la scène] en se foutant de nous ». Une plainte a également été déposée le soir même.