Publié le 16 juillet 2026 à 19:20 par Jérôme G.

En vertu du Digital Markets Act (DMA), la Commission européenne impose à Google d'ouvrir le système d'exploitation Android aux assistants IA rivaux et de partager ses données de recherche anonymisées.

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C'est la fin de l'ultimatum posé en tout début d'année. La Commission européenne rend deux décisions contraignantes visant Google dans le cadre du Digital Markets Act (DMA). Le groupe est sommé de se conformer à de nouvelles règles d'ouverture.

Une mise à jour substantielle d'Android en perspective

La première décision se concentre sur une interopérabilité accrue au sein d'Android. Actuellement, les assistants d'IA rivaux, comme ChatGPT ou Claude, ont un accès limité aux fonctionnalités clés du système, les plaçant dans une position d'infériorité par rapport à Gemini.

L'exécutif européen exige que ces services tiers puissent bénéficier du même niveau d'intégration et d'accès aux données et au matériel que les propres services de Google, afin de ne plus être limités dans leur capacité à offrir des services innovants.

Les utilisateurs d'Android devraient pouvoir choisir un assistant alternatif qui sera profondément intégré au système. Cela inclut la possibilité de l'activer par des commandes vocales similaires à " Ok Google " ou de lui déléguer des tâches complexes comme effectuer une réservation.

Vers un partage des données de recherche

Le second volet des mesures concerne les données de recherche. La Commission européenne ordonne à Google de partager avec les moteurs de recherche concurrents les mêmes données qu'il collecte pour optimiser son propre service.

En outre, la décision précise que les chatbots IA offrant des fonctionnalités de recherche sont également éligibles à recevoir ces informations. Une reconnaissance de leur rôle croissant sur ce marché.

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Pour répondre aux inquiétudes sur la confidentialité, la décision impose un processus d'anonymisation strict, dont l'efficacité sera évaluée par un tiers indépendant. Google conservera le droit de vérifier que les services tiers ne posent pas de risque de cybersécurité.

La réaction de Google face à ces exigences

Google a jusqu'en janvier 2027 pour commencer le partage de ses données de recherche et jusqu'en juillet 2027 pour implémenter les changements sur Android. En cas de non-respect, les amendes peuvent atteindre 10 % du chiffre d'affaires mondial annuel.

" Les décisions prises aujourd'hui risquent de compromettre des garde-fous essentiels en matière de vie privée et de sécurité pour des millions d'Européens ", peste Google. " Les assistants IA accèdent déjà en toute sécurité aux capacités d'Android, les fabricants de téléphones jouant un rôle clé dans leur validation. "

Pour le partage des données de Google Search, Google estime que, faute d'anonymisation adéquate, il y aura une atteinte à la vie privée des citoyens, en plus d'une " menace sur les secrets commerciaux et la sécurité nationale. "

Journaliste GNT spécialisé en nouvelles technologies

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