Des dirigeants appellent à une navigation libre en mer Rouge

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président égyptien Abdel-Fattah al-Sissi ont appelé mardi 15 septembre à garantir la liberté et la sécurité de la navigation en mer Rouge, lors d’une rencontre au Caire, a annoncé la présidence égyptienne.

Les deux dirigeants « ont souligné l’importance de garantir la liberté et la sécurité de la navigation maritime » dans les détroits d’Ormuz et de Bab al-Mandab, a déclaré la présidence, en ajoutant que le président Sissi avait réaffirmé le soutien de l’Égypte aux mesures prises par l’Arabie saoudite « pour protéger sa propre sécurité et sa stabilité ».

Au moins 100 000 déplacés par les combats au Yémen

Au moins 100 000 personnes ont été déplacées depuis la reprise des combats début septembre entre les rebelles pro-iraniens Houthis et les forces pro gouvernementales dans l’ouest du Yémen, a annoncé le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

« Le HCR avertit que l’escalade rapide des hostilités le long de la côte occidentale du Yémen a provoqué le déplacement de plus de 100 000 personnes à l’intérieur du pays et contraint des milliers d’autres à chercher refuge à Djibouti, de l’autre côté du détroit de Bab al-Mandab », a annoncé l’organisation dans un communiqué.

Une fermeture du détroit de Bab al-Mandab serait « catastrophique »

Le Qatar a prévenu qu’une fermeture du détroit de Bab al-Mandab, après sa prise de contrôle par les Houthis du Yémen, serait « catastrophique » pour l’économie mondiale.

« Le monde souffre suffisamment de la fermeture du détroit d’Ormuz, nous ne pouvons pas nous permettre d’ajouter celle de Bab al-Mandab à cette équation (…). Les conséquences seraient catastrophiques », a affirmé Ibrahim Al Hashmi, un responsable du ministère des affaires étrangères, lors d’un point presse. « Le Qatar pousse donc pour la diplomatie et le dialogue. »

Alerte à La Mecque, une première depuis de début du conflit

L’Arabie saoudite, visée régulièrement par les houthistes ces derniers jours, a émis une brève alerte sur un risque d’attaques dans trois régions, dont une pour la ville sainte de La Mecque pour la première fois depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

Les alertes, qui concernaient aussi les environs de Djeddah, grande ville portuaire de l’ouest du royaume, et de Taëf, ont été rapidement levées, selon la défense civile saoudienne. Elles interviennent au lendemain d’une série d’attaques de missiles balistiques et de drones lancées par les Houthis du Yémen, soutenus par l’Iran, qui ont blessé 13 civils lundi dans le sud du royaume.

Attaque contre un navire à Ormuz

L’agence de sécurité maritime britannique UKMTO a fait état mardi d’une attaque contre un navire survenue la veille dans le stratégique détroit d’Ormuz, verrouillé par l’Iran après le début de la guerre au Moyen-Orient.

« L’UKMTO a reçu un signalement tardif concernant un incident survenu dans le détroit d’Ormuz. Une source fiable a indiqué qu’un navire avait été touché par un projectile d’origine inconnue », a indiqué l’agence dans un communiqué. L’attaque, qui a eu lieu lundi, n’a provoqué « aucun dégât ni impact environnemental », a-t-elle précisé.

Un Palestinien tué en Cisjordanie par l’armée israélienne

L’armée israélienne a tué un Palestinien lors d’un raid en Cisjordanie occupée, a annoncé le ministère palestinien de la santé. Ziad Mohammad Jaber, 54 ans, a été tué par des « tirs de l’armée israélienne (…) dans la ville d’Al-Bireh », près de Ramallah, dans le centre de la Cisjordanie, selon le ministère.

Au petit matin, le Croissant rouge palestinien a indiqué que ses secouristes soignaient un homme grièvement blessé par balle à l’abdomen et à la cuisse après un raid militaire, puis annoncé son transfert à l’hôpital. Un porte-parole du ministère a indiqué que sa mort avait été prononcée à son arrivée à l’hôpital. L’armée israélienne a dit procéder à des vérifications.

L’ONU réclame un accès à la bande Gaza

Le haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme a réclamé que des enquêteurs internationaux soient autorisés à accéder à la bande de Gaza « pour aider à la collecte de preuves », suspectant de possibles violations et crimes de guerre par Israël.

« On exhume actuellement, sur des sites pulvérisés par les attaques israéliennes, les restes de ce qui semble être des familles entières », a déclaré Volker Türk dans un communiqué, affirmant que « la découverte d’un grand nombre de dépouilles sous les décombres à Gaza-ville ravive des préoccupations concernant des crimes de guerre et d’autres crimes atroces ».

L’Iran rejette toute discussion avec les États-Unis

Le chef de la plus haute instance sécuritaire de l’Iran a rejeté tout dialogue en l’état avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre, après que Donald Trump s’est dit « ouvert » à la discussion.

« Ne vous laissez pas distraire par les signaux contradictoires du président américain, qui alterne entre pas de négociations et nous sommes prêts à discuter » avec l’Iran, a écrit sur X le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, Mohsen Rezaï. « Aucune discussion tant que les conditions de l’Iran ne seront pas remplies. Point final ! », a ajouté Mohsen Rezaï dans un message en anglais qui apparaît comme une réponse directe aux propos de Donald Trump lundi.

Le président américain avait une nouvelle fois affirmé être « ouvert » à la discussion avec Téhéran. « La nation iranienne défaillante veut conclure un accord, rapidement et désespérément. Je déciderai si les États-Unis choisiront ou non de s’engager – une idée à laquelle nous restons ouverts », a écrit Donald Trump sur sa plateforme Truth Social.

Treize blessés dans des attaques de Houthis

Une série d’attaques menées par les Houthis du Yémen à l’aide de missiles balistiques et de drones a blessé 13 civils lundi dans le sud de l’Arabie saoudite, a annoncé la coalition militaire dirigée par Riyad contre les rebelles pro-iraniens.

« Lundi 14 septembre 2026, la milice a lancé des attaques contre des biens civils dans les villes de Khamis Mushait, Abha et Taïf à l’aide de plusieurs missiles balistiques et drones, ce qui a entraîné des blessures légères à modérées pour treize civils, ainsi que des dommages à sept maisons et deux véhicules », a écrit sur X un porte-parole de la coalition.

Le Pentagone reconnaît une « pénurie » de munitions

Le Pentagone a reconnu faire face à, une « pénurie » de munitions liée à la guerre en Iran, un constat que l’administration Trump avait refusé de confirmer ces derniers mois.

Le rapport de l’inspecteur général du Pentagone estime qu’entre le 28 février et le 30 juin, l’opération « Fureur épique » contre l’Iran a coûté environ 33,4 milliards de dollars, dont 22,3 milliards dépensés uniquement en munitions tirées.

« Les dépenses en munitions lors de l’opération Fureur épique ont provoqué une pénurie sur les inventaires stratégiques et révélé des goulots d’étranglement au sein des industries pour le renouvellement des munitions, » relève le document.