Fait inédit, La Mecque a été placée sous alerte aérienne mardi 15 septembre 2026. Riyad affirme avoir abattu un drone houthi visant la ville sainte, une accusation que les rebelles yéménites qualifient de "mensonge éculé". L'OCI dénonce des "attaques odieuses" contre les lieux saints.

Pour la première fois de son histoire, La Mecque a fait l'objet d'une alerte aérienne, après que Riyad a affirmé avoir abattu un drone houthi visant son espace aérien mardi. Les rebelles yéménites rejettent catégoriquement cette accusation, tandis que l'Organisation de la coopération islamique (OCI) condamne des "attaques odieuses" contre les lieux saints.

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Un drone intercepté au sud de la ville sainte

Selon un communiqué de la coalition militaire menée par l'Arabie saoudite, les Forces royales saoudiennes de défense aérienne ont "réussi à intercepter et à détruire un drone hostile lancé par la milice terroriste houthie avant qu'il n'entre dans l'espace aérien interdit de la sainte capitale", mardi 15 septembre 2026 (source : Le Parisien). L'engin a été neutralisé "au sud de la ville de La Mecque", précise la même source.

Le porte-parole de la coalition, le général Turki Al-Maliki, a dénoncé "des tentatives désespérées de la milice et de ses alliés visant à perturber la sécurité et la stabilité et à mettre en danger les hôtes de la Mosquée sacrée" (source : Le Parisien). Les autorités saoudiennes avaient émis mardi matin une alerte aérienne pour La Mecque, une première pour cette ville qui accueille des millions de pèlerins chaque année (source : L'Orient-Le Jour).

Les Houthis rejettent catégoriquement toute responsabilité

Les rebelles Houthis ont catégoriquement démenti avoir ciblé la ville sainte. "Les accusations concernant le prétendu ciblage de La Mecque sont un mensonge éculé, déjà utilisé auparavant, qui ne trompe plus personne", a écrit sur X un responsable du mouvement, Hazm al-Assad.

Depuis le 8 septembre 2026, ce mouvement soutenu par l'Iran a multiplié les attaques contre le territoire saoudien : 73 blessés civils lors d'une frappe sur des sites énergétiques, puis 13 blessés supplémentaires le 15 septembre (source : Le Figaro). L'Iran a démenti mardi toute implication directe. Ce conflit, qui oppose depuis plus d'une décennie les Houthis à une coalition arabe soutenant le gouvernement yéménite, s'inscrit dans une rivalité régionale plus large entre Riyad et Téhéran.

L'OCI condamne des "attaques odieuses"

L'OCI a réagi en condamnant fermement les faits reprochés aux rebelles. L'organisation "condamne les attaques odieuses perpétrées par le groupe houthi contre la ville de La Mecque et la région de Médine, ainsi que son agression continue contre le Royaume d'Arabie saoudite", a-t-elle écrit dans un communiqué.

L'OCI a ajouté que ces attaques "profanent la sacralité des lieux saints et des mosquées, et heurtent les sentiments des musulmans à travers le monde". Cet épisode illustre l'escalade des tensions dans la région, alors que le conflit yéménite continue de rejaillir sur la sécurité de la péninsule arabique.