l'essentiel Le président du Sénat a signalé Christine Herzog à la justice pour harcèlement et détournement de fonds publics, la sénatrice de Moselle "conteste catégoriquement les accusations". Elle avait déjà été exclue du palais du Luxembourg pendant 15 jours de séance publique le 16 juillet dernier.

Christine Herzog, sénatrice de Moselle, est dans la tourmente. Ce samedi 1er août, l'entourage de Gérard Larcher, président du Sénat, a indiqué que celui-ci a "fait un signalement le 24 juillet à la procureure de Paris", Laure Beccuau, confirmant une information de l'Est Républicain. Gérard Larcher l'accuse de harcèlement et craint un possible détournement de fonds publics. 

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Déjà sanctionnée il y a deux semaines

Le 16 juillet dernier, Christine Herzog, qui siège au groupe Union centriste, s'est vue exclure du palais du Luxembourg pour une durée de quinze jours de séance publique. Elle a également été privée de l’essentiel de ses indemnités de sénatrice pendant six mois, soit une perte de salaire d'environ 32 000 euros, la censure la plus lourde prévue par le règlement de la chambre haute.

Au micro de France 3, l'avocat de la sénatrice estime que ce signalement n'est qu'un "simple mécanisme classique" : "C’est logique, à partir du moment où elle est sanctionnée et que cette sanction prend pour fondement des possibles infractions pénales, l’article 40 oblige celui qui en a connaissance à en informer le procureur", a-t-il déclaré auprès de nos confrères.

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"L'heure de vérité"

De son côté, Christine Herzog "conteste catégoriquement les accusations", qui portent sur le fait qu'elle aurait "laissé sciemment son compagnon exercer une autorité de fait sur ses collaborateurs parlementaires", et que cet homme aurait "bénéficié des moyens du Sénat" pour collecter "des parrainages électoraux" dans le passé. Sur son compte Facebook, l'élue a réfuté toute culpabilité, promettant "l'heure de vérité". 

La sénatrice assure n’avoir "pas détourné un centime d’argent public", et conteste également les accusations de harcèlement moral portées à son encontre. "Elles trouvent leur origine dans un différend salarial avec une collaboratrice, dont la version des faits est très différente de la mienne", a-t-elle ajouté.