Il achète une maison aux enchères à un bon prix dans une ville cossue et pittoresque : en rentrant à l'intérieur, il y découvre trois cadavres
l'essentiel Acheter une maison aux enchères sans la visiter peut réserver de mauvaises surprises. Mais un acquéreur du Connecticut ne s'attendait certainement pas à découvrir trois cadavres dans sa nouvelle propriété. Une affaire macabre qui met en lumière les risques liés aux ventes immobilières à l'aveugle.
En pénétrant dans sa nouvelle maison de Burlington fraîchement achetée, Edward Marchion ne s'attendait pas à faire cette macabre découverte. L'acheteur est tombé nez à nez avec trois squelettes humains à l'intérieur de la propriété qu'il venait de remporter lors d'une enchère immobilière à l'aveugle. L'acheteur a acquis ce bien de quatre chambres dans cette localité cossue du Connecticut pour 525 000 dollars (environ 461 000 euros) en juin, sans pouvoir visiter l'intérieur, raconte le Wall Street Journal lundi 20 juillet. Une bonne affaire en apparence, le bien étant évalué à 650 000 dollars (environ 570 000 euros).
Selon la police du Connecticut, l’une des victimes est l’ancienne copropriétaire, Sally Anne Cash, qui aurait aujourd’hui 54 ans. Le deuxième corps est celui de son fils, Brian Cash, qui aurait eu 23 ans ce mois-ci. Les analyses ADN se poursuivent pour identifier le troisième cadavre. Sally Anne Cash avait acheté ce bien en 2019 avec son mari. Les circonstances des décès restent pour l'instant inconnues mais la police a déclaré qu'elle les considérait comme un incident isolé.
Pas de droit de visite
Les enchérisseurs qui achètent des logements saisis n’ont généralement pas accès à l'intérieur avant la vente. Les occupants légaux ne sont pas tenus d'autoriser les visites. Les acquéreurs découvrent fréquemment des biens délabrés, squattés ou dégradés. Et il n'est pas rare de découvrir des cadavres. En 37 ans de carrière, c'est arrivé à deux reprises à Kenny Olson, un agent immobilier du Massachusetts interrogé par le Wall Street Journal.
Malgré ces risques, ces ventes attirent des acheteurs en raison de prix inférieurs au marché, notamment en période de hausse du chômage ou de troubles économiques où les taux de saisies immobilières augmentent.
Pourquoi quelqu’un voudrait-il abandonner une telle propriété ?
Dans le cas de la maison de Burlington, la banque avait entamé la procédure de saisie immobilière en août 2025 suite à des impayés remontant à fin 2024. L’avocat désigné par le tribunal, Christopher Thogmartin, pensait le bien abandonné, les propriétaires ne s'étant jamais manifestés. Une situation étrange dès le départ, le bien situé au cœur des collines de cette ville pittoresque du Connecticut valait au moins le double du solde restant de son prêt immobilier. "Pourquoi quelqu’un voudrait-il abandonner une telle propriété ?", s’est interrogé Christopher Thogmartin.
Son acheteur, Edward Marchion, demande désormais le report de la vente le temps que la police mène à bien son enquête. Un tribunal doit se prononcer sur sa requête lundi 27 juillet.