Patrick Bruel et Ary Abittan lors du match de Ligue des Champions, 8ème de finale, Paris Saint-Germain contre le FC Barcelona au parc des Princes à Paris, France, le 14 février 2017. Le PSG a remporté le match sur le score de 4-0.

Patrick Bruel et Ary Abittan lors du match de Ligue des Champions, 8ème de finale, Paris Saint-Germain contre le FC Barcelona au parc des Princes à Paris, France, le 14 février 2017. Le PSG a remporté le match sur le score de 4-0.

© CYRIL MOREAU / BESTIMAGE

Placé sous contrôle judiciaire à l'issue de sa garde à vue en juin dernier, Patrick Bruel avait fait une rapide apparition lors d’une soirée à Paris. Parmi les invités ce soir-là, l’acteur Ary Abittan.

Lors de sa première apparition au tribunal, le 8 juin dernier, Patrick Bruel a découvert l’ampleur des accusations de viols, tentatives de viols, agressions sexuelles et harcèlements le visant. Bien que préparé en amont par ses trois avocats  et armé de cent deux attestations signées par ses proches, le chanteur a été mis en examen dans quatre affaires, mis sous le statut de témoin assisté dans quatre autres et placé sous contrôle judiciaire. Après une garde à vue d’une durée de 48 heures (24 heures prolongée une fois de 24 heures), il a été remis en liberté sous plusieurs conditions, notamment la remise de son passeport à la justice.

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Dix jours après sa sortie, le 18 juin, Patrick Bruel est apparu à la fête d’anniversaire de son ami Benjamin Patou, l’arrière-petit-neveu du célèbre parfumeur. Là-bas, il a croisé Ary Abittan, un acteur français visé par une plainte pour viol il y a cinq ans et ayant bénéficié d’un non-lieu. Invité à cette soirée, notre journaliste Christophe Carrière a détaillé l’attitude du chanteur : « Il n’a pas du tout cherché à discuter avec les uns et les autres. Il était dans son coin, ne s’est pas mêlé aux autres, ne s’est pas mis au piano comme il le faisait avant. Il est venu vraiment par amitié pour Benjamin. »

« On veut ma mort »

Cette fameuse soirée du 18 juin, Patrick Bruel n’avait pas prévu de la passer dans un coin du salon de Benjamin Patou à toiser le piano. Il devait à l’origine se produire sur la scène du Cirque d’Hiver Bouglione pour fêter les 35 ans de son album mythique « Alors Regarde ». Trois dates d’exception, du 17 au 19 juin, remplies en un clin d’œil par ses fans impatients. Mais les manifestations et rassemblements des collectifs féministes ont poussé le chanteur à annuler.

À cette soirée, il glisse à certains convives : « On veut ma mort. On m’a adoré et maintenant on me déteste, tout cela n’a aucun sens ». Car malgré les mots de ses accusatrices, Bruel est convaincu : il n’a rien fait de répréhensible. À plusieurs reprises, il évoque « un malentendu peut-être. Mais de la violence ou de la contrainte, jamais ! »

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