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A.MA

Source: Belga

31 août 2026, 08:27Dernière mise à jour: 08:28

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Ecolo a exigé dimanche des gouvernements du pays de quitter l’inaction et d’assurer la sécurité climatique, en investissant massivement dans l’adaptation. Réunis pour leur traditionnel festival de l’écologie politique au domaine de Massembre, plusieurs centaines de membres (600 selon le parti) ont vivement soutenu le duo de co-présidents, Gilles Vanden Burre et Marie Colline Leroy, élus il y a six mois après la débâcle électorale de 2024 et l’échec de la précédente co-présidence.

Le gouvernement Arizona taclé

Avec de premiers mois marqués par des canicules meurtrières (plus de 2.000 décès), une intense sécheresse et l’incendie des Hautes Fagnes (plus de 3.000 ha détruits), le duo fustige le silence des autorités : “Pas une minute de silence, pas un mot du Premier ministre”, dénonçant des gouvernants qui rejouent en boucle le refrain du “Qui aurait pu prédire?” - alors que les alertes scientifiques et citoyennes se succèdent depuis le rapport Meadows dans les années ‘70 et le premier rapport du GIEC en 1990 - ou conseillent de “prier les dieux japonais” et de “boire des pintes au bord de la piscine”.

“Déclarer l’urgence climatique”

Leur constat est net: la Belgique n’est pas suffisamment préparée aux conséquences du dérèglement climatique. Il faut “déclarer l’urgence climatique” et “investir chaque année 1% du PIB (NDLR: 6 milliards d’euros) dans la protection, l’adaptation et la décarbonation du pays.” Pour Gilles Vanden Burre, ce montant n’est pas une charge mais une “assurance-vie collective” qui correspond au montant perdu cet été à cause des impacts climatiques.

Plan incendie et plan fraîcheur

Le parti d’opposition réclame le déploiement d’un Plan incendie (refinancement des pompiers et de la Protection civile) et d’un Plan fraîcheur (végétalisation des villes, adaptation des écoles et rénovation des logements).

“Dans des milliers de familles, cet été, il a fallu improviser, bricoler pour trouver un peu de fraîcheur: couvrir les fenêtres, protéger les enfants, veiller sur les personnes âgées et affronter des températures dépassant les 30 degrés dans certaines classes”, a rappelé Marie Colline Leroy.

Or la responsabilité ne peut pas reposer sur les individus: “c’est au politique d’améliorer, d’adapter et de soutenir la population dans son quotidien. On peut s’adapter à trois jours de canicule. On ne s’adapte jamais à un monde à +4 degrés”.

Les mesures doivent cibler en priorité les personnes les plus vulnérables. “Nous ne disposons pas toutes et tous des mêmes moyens pour nous protéger, nous adapter ou rebondir. C’est à l’économie de s’adapter aux limites de notre planète, et pas l’inverse”, affirme Gilles Vanden Burre.

“Certains ont eu l’indécence de parler de catastrophe naturelle. Les mots ont leur importance. Nous avons vécu cet été une crise climatique liée à l’activité humaine”, ont martelé les deux co-présidents. À leurs yeux, “il faut traiter le climat comme ce qu’il est : une question de sécurité, de santé publique, de justice sociale et de souveraineté”.

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