Sophie Prévost

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L’Agence régionale de santé (ARS) vient de communiquer leur nombre exact : lundi 2 novembre 2026, la première promotion de 137 docteurs juniors va arriver en poste en Bretagne. Parmi eux, 118 exerceront en cabinet libéral ou centre de santé.

Etienne Guy sera docteur junior de médecine générale dans le groupe médical Saint-Luc à Lesneven, à partir du 2 novembre 2026. Il y termine six mois de stage et connaît déjà les lieux et la patientèle. Un avantage qui le réjouit, malgré cette nouvelle année d‘ études imposée.
Etienne Guy sera docteur junior de médecine générale dans le groupe médical Saint-Luc à Lesneven, à partir du 2 novembre 2026. Il y termine six mois de stage et connaît déjà les lieux et la patientèle. Un avantage qui le réjouit, malgré cette nouvelle année d‘ études imposée. (Le Télégramme / Sophie Prévost)

Dans un mois, 3 600 étudiants français de troisième cycle de médecine générale vont devenir « docteurs juniors ». En Bretagne, ils seront 137, répartis entre la zone ouest (dépendant de la faculté de médecine de Brest) et la zone est (dépendant de celle de Rennes), informe ce mercredi l’Agence régionale de santé Bretagne.

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Parmi eux, 118 exerceront dès le 2 novembre 2026, auprès de médecins généralistes maîtres de stage universitaires, en proximité des habitants « et au plus près de leurs besoins de santé », insiste l’ARS. La cartographie montre qu’ils seront répartis dans 68 villes ou communes. La majeure partie d’entre eux seront accueillis en cabinet libéral, les autres en centre de santé.

Neuf de ces structures, soutenues par les collectivités locales, ont répondu présents : une dans le Finistère (Morlaix), une dans le Morbihan (Hennebont) et une en Ille-et-Vilaine. Les six autres sont concentrées dans les Côtes d’Armor (22), à Guingamp, Binic-Etables-sur-Mer, Plérin, Lamballe, Loudéac et Dinan.

Deux tiers de stages en secteurs prioritaires

« Plus des deux tiers de ces stages sont situés dans des secteurs identifiés comme prioritaires ou nécessitant un soutien particulier en matière d‘ offre de soins. Cette répartition illustre la volonté commune des partenaires d’accompagner les territoires les plus fragiles et de favoriser une présence médicale au plus près des populations », indique encore l’ARS.

Le docteur junior est un médecin en fin de formation, qui a obtenu sa thèse. Dans le cadre de la quatrième année du diplôme d‘ études spécialisées de médecine générale, il exerce principalement en cabinet médical avec un haut niveau d’autonomie, tout en bénéficiant de la supervision de son maître de stage. Il gère ses consultations, participe à l’organisation du cabinet et développe sa capacité à prendre des décisions médicales de manière indépendante tout en poursuivant sa formation universitaire. Il s’engage pour six mois, renouvelable une fois et peut alterner avec une période en milieu hospitalier.

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Cette rentrée 2026-2027 marque un tournant, avec l’arrivée inédite de 516 nouveaux internes en formation en Bretagne, soit une augmentation de 16,2 % par rapport à l’année précédente, note l’ARS. « Cette évolution est la conséquence de la fin du numerus clausus décidée en 2019, appliquée dès la rentrée universitaire 2020. Elle confirme également le dynamisme et l’attractivité des sites universitaires bretons auprès des futurs médecins, termine l’ARS Bretagne. Face aux enjeux démographiques que connaît le système de santé, cela constitue un levier essentiel pour répondre aux besoins futurs de la population et garantir un accès aux soins sur l’ensemble du territoire ».