Le Dr Philippe Commeau, cardiologue à la clinique des Fleurs à Ollioules, rappelle que les symptômes de la maladie coronarienne sont majoritairement identiques chez les femmes et les hommes mais il alerte sur l’existence de symptômes plus fréquents chez les premières, et sur les facteurs de risque liés à leur statut hormonal.

  • Copier le lien

  • Mail

  • X

  • Facebook

  • Linkedin

  • Whatsapp

Nouveauté


C.M

Caroline Martinat

Créé le 5 octobre 2026 • 14:00

Mis à jour le 5 octobre 2026 • 14:00


Les douleurs dans la poitrine sont présentes chez plus de 90  % des femmes de moins de 50 ans victimes d’un infarctus.
Les douleurs dans la poitrine sont présentes chez plus de 90  % des femmes de moins de 50 ans victimes d’un infarctus.
Pexels

Les maladies cardiovasculaires représentent aujourd’hui la deuxième cause de mortalité féminine en France. Elles provoquent 72 078 décès par an (cinq fois plus que le cancer du sein), soit environ 200 femmes qui meurent chaque jour. Pourtant, « on soupçonne moins la possibilité d’un infarctus chez la femme jeune et on pense encore que les symptômes sont différents, indique Philippe Commeau, cardiologue interventionnel à la clinique des Fleurs à Ollioules. C’est un mythe à déconstruire. En réalité, elles présentent, pour la majorité, des symptômes typiques. Les douleurs dans la poitrine sont ainsi présentes chez plus de 90 % des femmes de moins de 50 ans victimes d’un infarctus ». Comme ces douleurs thoraciques, les douleurs gastriques évoquant une gastro-entérite ou les douleurs dans les épaules ou les bras sont des symptômes fréquents, quel que soit le sexe.

D’autres symptômes sont plus fréquents chez la femme que chez l’homme : vertiges, palpitations, essoufflement très anormal et récent avec une sensation de blocage, nausées ou vomissements… « Les patientes décrivent parfois des « douleurs qui transpercent ». Elles ne sont pas forcément différentes de celles dont témoignent les hommes, mais elles sont plus souvent minimisées ou attribuées au stress ou à l’anxiété ! » regrette le spécialiste.

Des risques liés au statut hormonal

Homme ou femme, martèle-t-il, « ce sont les facteurs de risque majeurs qui doivent alerter » : hérédité, hypertension artérielle, diabète, tabagisme et dyslipidémie (dérèglement des graisses dans le sang). Il convient d’y ajouter, pour les jeunes femmes : la prééclampsie, l’hypertension gravidique, la prématurité et le diabète gestationnel.

"« Les complications de la grossesse augmentent de 25 à 50 % le risque de maladie cardiovasculaire dans les 10 ans qui suivent. »"

D’autres situations spécifiques augmentent également le risque : l’insuffisance ovarienne prématurée (avant 40 ans), la ménopause avancée (avant 45 ans), le syndrome des ovaires polykystiques, l’endométriose, le traitement hormonal de la ménopause par voie orale et la contraception œstroprogestative malgré sa contre‑indication.


  • Copier le lien

  • Mail

  • X

  • Facebook

  • Linkedin

  • Whatsapp

Nouveauté


Vous utilisez un AdBlock ?

Vous pouvez le désactiver pour soutenir la rédaction du groupe Nice-Matin qui travaille tous les jours pour vous délivrer une information de qualité et vous raconter l'actualité de la Côte d'Azur

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Si vous souhaitez conserver votre Adblock vous pouvez regarder une seule publicité vidéo afin de débloquer l'accès au site lors de votre session