« Je ne pouvais pas rêver d'une meilleure journée » : Remco Evenepoel savoure sa quatrième victoire à la Clasica San Sebastian
« Que représente cette victoire pour vous ?
Elle signifie beaucoup, car c'est une course que j'aime vraiment, qui figure sur mon calendrier depuis le début de la saison. Je voulais vraiment venir ici et essayer de prendre ma quatrième victoire (un record sur la Clasica). C'était aussi ma première participation avec ma nouvelle équipe, donc c'est très beau de finir comme ça après un superbe Tour (2e du général). Venir et remporter ma quatrième victoire, c'est une parfaite façon de basculer sur une période off, avant de me consacrer à la préparation des Championnats du monde (du 20 au 27 septembre au Canada) et du reste de ma saison. Je ne pouvais pas rêver d'une meilleure journée.
L'ÉQUIPE
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Que s'est-il passé quand vous avez eu un ennui mécanique, à une cinquantaine de kilomètres de l'arrivée ?
J'ai roulé sur quelque chose mais je ne sais pas quoi. J'ai eu une crevaison directement, pas une crevaison lente, j'ai dû m'arrêter immédiatement et, malheureusement, c'est le moment où la course s'est emballée. J'ai perdu beaucoup de temps mais j'ai réussi à revenir, à rester calme. Les gars m'ont aidé aussi à revenir en prenant mon rythme dans Erlaitz. Ça aurait été mieux sans ce souci car on voulait justement attaquer dans cette bosse mais on est restés calmes, on a réussi à obtenir la victoire et c'est le principal.
« À l'intérieur de moi, j'ai un peu douté »
Remco Evenepoel, au sujet de sa crevaison
Comment êtes-vous revenu ?
À ce moment-là, mes équipiers ont été très importants, on avait Maxim (Van Gils) devant, et (Giulio) Pellizzari qui a fait la première partie de la montée et était super fort. Je ne peux que remercier mes équipiers pour leur travail aujourd'hui (samedi), dès le départ et dans le final. Ça a été très difficile de remporter cette quatrième victoire. À l'intérieur de moi, j'ai un peu douté car l'écart était assez grand (environ 50 secondes sur les autres favoris), je ne savais pas si je saurais revenir ou pas. Puis, au sommet, il y avait plus ou moins 20 secondes, je savais que tout était encore faisable. J'ai perdu un peu d'énergie évidemment, mais j'étais super confiant car je me sentais bien toute la journée. C'est pourquoi on n'a jamais paniqué. J'ai repris coureur par coureur, groupe par groupe, à la fin il ne restait pas grand monde devant. Et la confiance acquise au Tour m'a aidé aujourd'hui (samedi).
Vous vous projetez maintenant sur les Mondiaux (contre-la-montre le 20 septembre, course en ligne le 27)...
Évidemment, car c'est un parcours qui me convient. Un peu moins dur que le Rwanda (2e derrière Tadej Pogacar), avec l'altitude et moins de dénivelé mais un parcours très dur quand même. Je vais aussi courir Québec et Montréal (les 11 et 13 septembre) avant donc j'aurai un peu testé ce genre de circuits. Vu comment je me sentais au Tour de France et aujourd'hui (samedi), je peux rester à un bon niveau et avec une bonne préparation d'ici là, je peux faire de belles choses. J'ai fait 2e l'an dernier, on va voir comment ça se passe mais je ferai de mon mieux pour être dans la meilleure forme possible aux Mondiaux. »