"Je ne sais pas ce que faisait l’arbitre vidéo" : la réaction de Joan Caudullo et des autres acteurs du choc Stade Toulousain – MHR
Après la victoire bonifiée du Stade Toulousain contre le Montpellier Hérault Rugby (40-18), ce dimanche 27 septembre, à l’occasion de la 4e journée de Top 14, joueurs et staffs sont venus en conférence de presse. Le manager héraultais Joan Caudullo a notamment critiqué certaines décisions du corps arbitral.
Qu’a-t-il manqué au MHR pour mieux exister ?
Quand on domine et qu’on ne marque pas, à ce jeu-là, ça reste compliqué. Ça me rappelle des mauvais souvenirs. On a été assez inefficaces et malheureusement, on le paie cher. On ne peut pas se contenter de revenir au score en fin de match, physiquement on a été pris entre la 40e et la 60e. On manque aussi un peu de communication avec l’arbitre.
C’est-à-dire ?
On manque de communication pour annuler certains essais qui n’y sont pas. Je ne sais pas ce que faisait l’arbitre vidéo, il n’a pas trop aidé Adrien Marbot (l’arbitre de champ). Sur un essai en deuxième mi-temps, Antoine Dupont est hors-jeu d’un mètre. Et il est interdit de taper le ballon avec la main au-dessus d’un joueur pour le récupérer ensuite. Il faut qu’on grandisse là-dessus, il faut qu’on soit plus précis dans les analyses avec l’arbitre. Sur le choc à la tête avec Arthur Vincent (15e), il a fallu beaucoup de temps pour voir qu’il y avait une sanction, j’ai dû crier. Des équipes sont meilleures que nous là-dessus.
"C’est un vrai travail"
Vous pensez à quoi d’autre comme erreur ?
Sur le premier essai, Yacouba Camara est retenu. Il faut qu’on arrive à mieux communiquer sans agresser l’arbitre, qu’on soit constructif. C’est un vrai travail.
Puis chaque erreur vous a plombés…
On a subi beaucoup trop de turnovers, on a perdu trop de ballons au contact, on voulait mettre des chasses (jeux au pied haut) dans les angles. Mais techniquement, on manque de précision, même si on a été intéressant stratégiquement.
Il y avait une intensité dans ce match assez élevée. Oui, on est revenu en fin de match. Mais on a pris quarante points. Les meilleurs ont gagné.
Les réactions
Arthur Vincent, centre du MHR : "Il nous a manqué plus de précision. On fait quinze premières minutes intéressantes, on arrive à scorer et puis on prend cet essai juste avant la mi-temps. Il fallait faire une grosse entame de seconde période, on n’a pas su le faire, on doit scorer plus. Cet essai en fin de première période nous fait mal. Il y avait 12-8, on passe à 19-8, c’est toujours un peu plus compliqué, il ne fallait pas lâcher mais c’est un coup sur la tête. On avait une balle pour scorer, on avait cette intention de ne pas subir, de revenir plus près au score, c’était très clair dans la tête pour tout le monde."
Jon Echegaray, arrière du MHR : "La différence entre eux et nous, c’est qu’ils ont réussi à marquer quand ils venaient chez nous et pas nous. Ils ont eu les ballons, ils ont bien joué, même si l’essai avant la mi-temps ne nous a pas fait de bien."
"Souligner la qualité de notre défense"
Clément Poitrenaud, entraîneur de l’attaque du Stade Toulousain : "En première mi-temps, quand tu passes vingt minutes à quatorze, c’est délicat, il faut souligner la qualité de notre défense, la lucidité du groupe et une forme de confiance. Notre première incursion dans leurs 22, on marque. Mentalement, ça nous fait passer du bon côté. Quand tu joues face à une équipe aussi dense, il faut savoir se mettre sous les roues. Bravo aux mecs. Puis il y avait l’historique de la finale, où on a peu de munitions mais on les met au fond. Ça s’est réédité en première mi-temps."
Dorian Aldegheri, pilier du Stade Toulousain : "En début de première mi-temps, on était contre le vent, on subissait sur les plaquages, mais il y avait un bon état d’esprit, on est resté lié et solidaire pour ne pas craquer. Pour la suite, on a su renverser la dynamique. Tout n’est pas parfait mais on est content de l’esprit du groupe, on ne s’est pas lâché."
Ange Capuozzo, ailier du Stade Toulousain : "On a demandé beaucoup à nos avants sur la première demi-heure sur le plan défensif. Nous, les trois-quarts, on a eu moins de boulot. Ce dernier essai, beaucoup d’avants ont touché le ballon et ça fait plaisir. Ce n’est pas que notre jeu de trois-quarts qu’il faut souligner, c’est le gros boulot des avants au préalable. Je pense que cet essai change la dynamique, ça récompense le groupe et nous met en bonne disposition pour la deuxième mi-temps."