"Je remercie tous les gens du village" : en Tarn-et-Garonne, le maire et des habitants sauvent l’hôtel de ville grâce à une citerne et des seaux d’eau, avant l’arrivée des pompiers
l'essentiel À Saint-Loup, aux confins du Tarn-et-Garonne et du Gers, un feu de véhicule dégénère, dimanche 19 juillet 2026 au soir, en incendie et embrase un stock de bois voisin, menaçant directement l’hôtel de ville. Le maire et plusieurs riverains, citerne d’arrosage et seaux d’eau en main, luttent contre les flammes avant même l’arrivée des secours. Les gendarmes ont ouvert une enquête pour déterminer l’origine exacte du sinistre.
Il est environ 18 h 40, ce dimanche 19 juillet 2026, quand des riverains aperçoivent un panache de fumée s’élever au cœur du village de Saint-Loup (Tarn-et-Garonne). Ils donnent aussitôt l’alerte au maire, Stéphane Rebel. Depuis chez lui, l’édile a une vue dégagée sur la commune. À l’endroit où se situe la fumée, il redoute immédiatement le pire. "De chez moi, j’ai une vue sur la commune, j’ai cru, au vu de l’endroit où se situait la fumée, que c’était la mairie qui brûlait", témoigne-t-il, encore marqué par la scène.
Il se précipite alors sur place. En arrivant, il comprend que le feu ne provient pas directement de l’hôtel de ville, mais d’une propriété mitoyenne. "Le feu a pris d’abord dans un véhicule stationné sous un appentis et où est conservé un stock de bois", précise le premier magistrat. Le bois, combustible providentiel pour les flammes, transforme rapidement un départ de feu isolé en un sinistre menaçant directement le bâtiment communal.
Les habitants se mobilisent avec des seaux d’eau pour stopper le feu
Avant même l’arrivée des secours, une chaîne de solidarité s’organise spontanément autour du maire. Une citerne destinée à l’arrosage de la végétation communale devient la première ligne de défense contre les flammes. "On avait une citerne d’eau de 2 000 litres qui sert à l’arrosage de la végétation et qui, fort heureusement, était pleine : on a pu commencer à lutter contre le feu avant les secours", raconte Stéphane Rebel.
Très vite, d’autres habitants du village rejoignent le mouvement. Certains arrivent avec des seaux d’eau, d’autres se précipitent vers la mairie pour récupérer les extincteurs disponibles sur place. Cette mobilisation collective permet de gagner un temps précieux. "Des citoyens du village sont arrivés aussi avec des seaux d’eau, d’autres ont pris les extincteurs de la mairie : on a pu entraver la propagation", souligne le maire, dont la gratitude envers ses administrés ne faiblit pas : "Je remercie tous les gens du village, grâce à cette solidarité incroyable : la mairie a pu être sauvée."
Trois lances à incendie pour circonscrire le sinistre
Les sapeurs-pompiers du centre de secours de Dunes arrivent ensuite sur les lieux, rapidement épaulés par les renforts des casernes de Castelsarrasin-Moissac, Saint-Nicolas-de-la-Grave et Valence-d’Agen. Face à l’ampleur prise par le feu, les soldats du feu déploient jusqu’à trois lances à incendie afin de venir à bout des flammes et d’éviter toute reprise du sinistre.
Pendant que les pompiers achèvent l’extinction, les gendarmes sécurisent le périmètre et procèdent aux premières constatations. Leur mission : établir avec précision les circonstances à l’origine du départ de feu.
Les causes du sinistre encore à déterminer
Si l’hypothèse d’un feu de véhicule est la première piste évoquée, plusieurs interrogations demeurent sur l’origine exacte des flammes. Le feu a-t-il pris du véhicule stationné sous l’appentis, comme certains témoins l’affirment ? Ou bien un mégot de cigarette négligemment écrasé serait-il en cause ? Aucune de ces hypothèses n’est pour l’instant confirmée. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes précises de cet incendie qui a mis en émoi tout le village de Saint-Loup, et dont l’issue heureuse doit beaucoup à la réactivité et à la solidarité de ses habitants.