« Je vais faire une désintox » : la décision radicale de l’animateur Arthur pour préserver sa santé mentale
C’est sur son compte Instagram qu’Arthur a annoncé la nouvelle : il quitte le réseau social X (ex-Twitter). Dans une série de treize images, il explique son choix. « Ciao X. Je vais faire une désintox de ce réseau social nauséabond. Je laisse mon compte ouvert pour faire plaisir aux haters », peut-on lire en légende.
Arthur s’épanche, ensuite : « Avant, dans chaque bande de copains, il y avait un crétin. Un seul. C’était le quota. Il disait que la Terre était plate, on lui disait : « calme-toi, bois un verre d’eau ». Le verre d’eau, c’était notre modération de contenu. Maintenant, le crétin a un compte X. Et il a trouvé 40 000 crétins qui pensent comme lui. Ils s’auto-alimentent. Un type mal dans sa peau insulte un autre type mal dans sa peau, liké par un troisième encore plus mal. Aucun des trois n’a remarqué qu’ils sont la même personne. »
C’est dans ce contexte que le présentateur de TF1 a pris la décision de quitter la plateforme d’Elon Musk, qui selon lui, est « l’épicentre mondial de la rage, de la désinformation et de la manipulation ». Il poursuit : « Un club où celui qui descend le plus profond dans les poubelles est récompensé par l’algorithme, un monde qui a détruit la nuance et remplacé le débat par un emoji crotte. Deux mille ans de philo. Pour ça. Tous ces rageux ont un point commun : pas de nom, pas de visage. Tu mets les mêmes sur LinkedIn : ils deviennent des agneaux. Le courage a un salaire. Quel niveau de détestation de soi faut-il avoir atteint pour haïr à ce point l’autre ? ». »
Cette haine gratuite qui pullule sur le réseau social, il n’en veut plus. Et il le dit haut et fort, même s’il admet : « Je ne crache pas dans la soupe. J’y ai moi-même participé pendant des années. Mais là, elle n’a plus aucune saveur. » Résultat : « Je pars. Pas fâché. Pas en claquant la porte. On ne claque pas la porte d’un égout. On remonte, c’est tout. Alors je reste ici, sur Insta. Où la haine existe aussi, parfois. Mais avec de meilleurs filtres et de jolies photos. On n’est pas meilleurs. On est juste mieux éclairés. » C’est dit.