L'Afrique du Sud remporte le troisième test contre la Nouvelle-Zélande et prend l'avantage dans la série
Dans ce stade gigantesque de Soweto où ils s'aventurent rarement et qui leur réussissait si mal depuis 2010, les Springboks ont réussi à faire plier les All Blacks à leur façon, en montrant les muscles et en imposant leur jeu de puissance. Eux qui avaient perdu dans ce Soccer Stadium à deux reprises face à la Nouvelle-Zélande, en 2010 et 2012, ont fini par apprivoiser le lieu, battu par un vent de fin d'hiver, et ont surtout surmonté un début de match raté.
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Entre la sortie définitive sur commotion de Cheslin Kolbe, inspiré sur ses 10 minutes de jeu, mais incapable de récupérer d'une charge adverse, le carton jaune de Sacha Feinberg-Mngomezulu (10e) et le premier essai des visiteurs (Savea, 11e), les Boks laissaient l'initiative aux visiteurs. Mais les hommes de Rassie Erasmus ne sont pas sortis de leur plan de jeu malgré ces vents contraires et le match a pris l'allure d'un bras de fer, Kurt-Lee Arendse remettant les siens à hauteur (21e, 5-7), puis Ardie Savea, sur une longue possession néo-zélandaise, redonnant un peu d'air aux siens (26e, 12-5).
Pour revenir et marquer psychologiquement l'adversaire, l'Afrique du Sud a utilisé la même recette qu'au second test : sur une pénalité obtenue à 5 mètres de la ligne d'en-but black, elle a opté pour la mêlée, qui a emporté l'édifice adverse et contraint l'arbitre Nika Amashukeli à siffler un essai de pénalité (37e, 12-12). Cette supériorité en conquête allait se confirmer au retour des vestiaires et les Boks ont bien sûr insisté dessus pour faire plier la Nouvelle-Zélande.
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Même s'ils étaient à nouveau menés après un nouveau tour de magie de Will Jordan, auteur d'un petit jeu au pied à suivre pour récupérer ensuite le offload de Leroy Carter (54e, 17-12), les Boks ont trouvé la clé. D'abord en profitant d'une largesse défensive de Carter, qui a perdu trop facilement son duel avec Jesse Kriel (58e, 19-17). Puis en faisant craquer les Blacks, d'abord contraints à de petites maladresses (dégagement en ballon mort de Jordan) ou dominé au sol (grattage de Marx).
Le coup de grâce a été porté par les Springboks avec une nouvelle pénalité obtenue sur mêlée, derrière laquelle leur pack a entamé aux 15 mètres un ballon porté impressionnant, un maul tout en patience et détermination, qui a fini avec Marx entre les poteaux (66e, 26-17). Le trou était fait, et les Blacks, malgré un essai de Samisoni Taukei'aho après la sirène, partent aux États-Unis en ayant perdu deux tests sur trois chez leurs hôtes.
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Les Springboks ont obtenu 5 pénalités en mêlée fermée contre les All Blacks. L'une d'elles leur a valu un essai de pénalité (37e) et une autre leur a permis d'obtenir une pénaltouche bonifiée d'un maul qui est allé à l'essai (66e). Mise en cause par Dave Rennie, le coach des Blacks, la mêlée des Boks, façonnée par Daan Human, a répondu en tapant du poing sur la table.
Le tournant : la sortie d'Ardie Savea
Le capitaine des All Blacks était en mission ce samedi à Soweto, et il avait entamé le match sur ses standards, ceux du meilleur joueur du monde de l'année 2023. Habité au côté de Ruahei Demant, l'ancienne numéro 10 des Black Ferns qui tenait le drapeau néo-zélandais, collée à lui au moment des hymnes, Savea a fait mal aux Boks avec deux essais où ses appuis et sa puissance ont été déterminants (11e et 26e).
Pour assurer la continuité du jeu (un de ses offloads en bout de ligne a provoqué un jaune pour Feinberg-Mngomezulu, coupable d'un avant volontaire) comme pour perturber les rucks offensifs des Boks, Savea était dans un grand jour. Mais c'est justement en tentant de ralentir un ballon au sol des hôtes qu'il a été victime d'un déblayage sévère de Malcolm Marx. L'épaule droite a souffert et Savea a dû sortir (30e). Sans lui, le pack des Blacks a fini par céder dans l'épreuve de force et son leadership a manqué quand les Boks ont fait plier ses coéquipiers.