La maison de repos Le Bon Repos, à Dour, semble vivre ses derniers mois sous sa forme actuelle. Un an après avoir frôlé le retrait de son agrément en raison d'importants manquements relevés par l'Agence wallonne pour une vie de qualité (AViQ), l'établissement est aujourd'hui au cœur d'un projet de reprise.

Le dossier a refait surface au Parlement wallon à la faveur d'une question écrite du député Guillaume Soupart (MR). Celui-ci souhaitait connaître les dernières avancées concernant cette maison de repos, dont l'état avait été jugé très préoccupant après une inspection menée en janvier 2025.

Dans sa réponse, le ministre wallon de la Santé, Yves Coppieters, rappelle qu'un avertissement avait été adressé à l'établissement en mai 2025 après qu'une visite d'inspection eut mis en évidence un nombre important de manquements significatifs. Cette mesure constituait une étape préalable à une éventuelle suspension ou à un retrait du titre de fonctionnement. Une nouvelle inspection réalisée en septembre 2025 a toutefois permis de constater une évolution favorable. Les nombreux manquements relevés avaient en grande partie été résolus, permettant la levée de l'avertissement. Le ministre souligne que cette évolution est le fruit de la mobilisation de la direction et du personnel.

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C'est surtout l'avenir de l'établissement qui retient aujourd'hui l'attention. "Mes services ont été informés qu'une des pistes envisagées par le CPAS serait de revendre ses places à un autre gestionnaire. Deux candidats seraient actuellement concernés par ce projet. Des informations en possession de l'AViQ, le CPAS a effectué un choix ; dès lors, le dossier pourra suivre son cours", indique le ministre Coppieters en précisant toutefois ne pas pouvoir en dire davantage "au regard du principe de confidentialité des échanges économiques entre parties étrangères à mon département."

Du côté du CPAS de Dour, on confirme que le dossier avance, avec la même retenue. "Il y aura bien une fermeture. Nous sommes en discussion avec un repreneur. Tout doit encore être finalisé et nous communiquerons alors officiellement auprès des familles", nous confie Martine Coquelet, présidente du CPAS, qui ne souhaite pas s'épancher sur les détails à ce stade. Elle nous indique tout de même que le CPAS de Mons ne sera pas le repreneur, même si cette piste avait été évoquée précédemment.

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