L'épicéa cache la forêt dans les ventes de bois à Rendeux: "Certaines entreprises tirent la langue"
Moment important au conseil de ce mercredi soir avec la prestation de serment de Lætitia Bastin qui remplace, dans les rangs de la minorité, celui qui en était le chef de file, Marc Raskin, démissionnaire. Une quinzaine de points figuraient à l'ordre du jour de la séance publique. Des points qui ont glissé vers des débats annexes. Ainsi, les mandataires ont unanimement adopté les conditions pour la prochaine vente de bois de chauffage, prévue début novembre. Dominique Sonet (min.) en profite pour revenir sur la vente des bois marchands qui a déjà eu lieu et qui a donné de bons résultats: 640 000 € pour les ventes, le budget estimant ces dernières à 500 000 €. "On parlait de morosité dans les ventes de bois mais je vois que cela se vend bien", dit-il.
Relativiser le prix
Référence dans le domaine, Élise Spreybrouck (maj.) prend la parole. Elle tient à relativiser les choses. "Les prix sont encore hauts pour les épicéas, ils sont moyens pour les bois rouges et lorsque l'on parle de feuillus, ils ne sont pas bons."
Étayant son constat, elle fait le rapport des prix au m3 et ne le conteste pas. "Certaines entreprises tirent la langue."
Les conséquences de la sécheresse sont abordées, tout comme l'évolution des travaux forestiers. Sur ce point, l'échevin des finances, Louis-Philippe Collin précise que "lorsque je suis arrivé voilà quelques années, nous réalisons les travaux forestiers complets avec un budget de 90 000 €. Aujourd'hui, avec 120 000 €, nous sommes en dessous de ce que le DNF nous demande. Même si les travaux ont évolué, l'augmentation des prix devient problématique."
"Ne pourrait-on pas calquer le loup sur le gibier ?"
De forêt il en est encore question avec une communication du bourgmestre Cédric Lerusse. Dans celle-ci, il évoque le retour de loup dans la région et l'élargissement à une partie de sa commune de la zone de présence permanente. Ce statut permettant un accompagnement notamment financier des éleveurs. Dominique Sonet constate et s'interroge. "Encore des subsides alors que la situation est délicate. Ne pourrait-on pas calquer le loup sur le gibier pour le réguler ?"
Élise Spreybrouck (maj.) réagit. "Il faudrait déjà que l'espèce soit en surnombre. La protection d'une espèce, elle, est définie au niveau de l'Europe. Le loup est une espèce protégée et a connu chez nous une migration naturelle."
Elle poursuit son intervention en analysant les hypothèses qui peuvent expliquer les attaques sur le bétail. Par ailleurs elle invite à la prudence. "Via le site du réseau loup, accessible à tous, il est possible de vérifier si les attaques peuvent être attribuées à des loups. Il faut vérifier avant de diffuser des informations."
La réponse de Dominique Sonet: "Ça, c'est la presse pour faire le buzz !"
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