L'ESA Saint-Luc de Liège bloqué par les étudiants : "Il faut vraiment qu'on continue la lutte et qu'on ne s'arrête plus"
Le mouvement des élèves et des étudiants en Cité ardente ne faiblit pas. Malgré l'arrêté du bourgmestre limitant les rassemblements à trois personnes, un blocus est en cours à l'ESA Saint-Luc de Liège depuis ce mercredi 14 octobre. Les étudiants occupent les lieux et l'objectif est de faire entendre la voix des jeunes qui doivent faire face aux réformes de l'enseignement et à l'augmentation des coûts.
"On se motive et on se mobilise parce que le minerval a augmenté. C'est passé à 1 200 euros alors que moi, par exemple, je ne suis pas boursière. Je n'ai pas la possibilité de l'être, ce qui fait que c'est assez compliqué. On a eu le questionnement de se dire : mais en fait, pour le futur, il y a des gens qui ne vont pas pouvoir finir leur bachelier. Il y a des gens qui ne vont pas faire de master, d'autres qui ne pensent même pas finir cette année-ci tellement ils ne savent même pas s'ils vont pouvoir payer", dénonce Clarice Aretz Meter, étudiante en photographie à l'ESA Saint-Luc de Liège.
L'étudiante milite également contre l'augmentation de l'abonnement de bus TEC ainsi que contre le manque grandissant de moyens dans les établissements scolaires.
Ainsi, les cours sont suspendus jusqu'à la semaine prochaine.
"Nous avons des activités à l'intérieur, dont des activités d'affiches et des réunions pour parler de tout ce qui se passe dans l'actualité pour nous pour le moment. Les cours sont bloqués, les entrées sont fermées, rien n'a été ouvert dans les bâtiments à part une toilette, par exemple, ou la cafétéria pour les gens du service social et les travailleurs qui ne sont pas du tout concernés par ce qu'il se passe", explique Clarice Aretz Meter, qui souligne le caractère pacifique du mouvement, qui se déroule dans le calme malgré une réelle inquiétude pour l'avenir.
"dans le futur, on n'aura même plus la possibilité d'avoir cours"
"Maintenant, on se mobilise et on bloque. Et tant que ça n'aura pas changé, il faut vraiment qu'on continue la lutte et qu'on ne s'arrête plus. Parce qu'en fait, on se dit : OK, on rate nos cours maintenant, mais en attendant, ça se trouve, dans le futur, on n'aura même plus la possibilité d'avoir cours, donc ça sert à quoi de les avoir maintenant ?", conclut l'étudiante, qui précise qu'en fonction de l'ampleur du mouvement, le blocus pourrait se poursuivre la semaine prochaine.
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