L'UE veut maintenir sa dynamique d'élargissement tout en renforçant les garde-fous
Les ministres des Affaires européennes des 27 États membres de l'Union européenne sont réunis à Dublin, vendredi 4 septembre, avec leurs homologues des pays candidats à l'adhésion. Ils discutent de l'état d'avancement des négociations, mais abordent aussi une question plus délicate : comment maintenir l'enthousiasme des populations pour l'Europe tout en préservant l'UE des mauvaises surprises après l'entrée de « mauvais élèves » dans la classe européenne ?
Publié le : 04/09/2026 - 19:25
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Avec notre correspondant à Bruxelles, Pierre Benazet
Les Vingt-Sept sont d'accord : il est nécessaire de maintenir la dynamique de l'élargissement, considérée comme un facteur de stabilisation du continent et comme un processus profitable à l'Union européenne. Mais plusieurs États souhaitent renforcer les conditions d'accès.
Les situations diffèrent selon les candidats. Certains pays sont plus avancés, dans leur processus devant conduire à l'adhésion, que d'autres. Le Monténégro, par exemple, est celui qui a le plus progressé et ouvert le plus de chapitres dans les négociations, subdivisées par thèmes. À l'inverse, d'autres ont vu leur candidature remise aux calendes grecques ; c'est le cas de la Géorgie.
Une adhésion fondée sur le « mérite »
Certains candidats, enfin, espèrent des avancées rapides. Vsevolod Tchentsov, ministre chargé de l'intégration euro-atlantique de l'Ukraine, refuse toutefois de « spéculer sur un calendrier ». « Nous faisons le travail nécessaire, nous mettons en œuvre des réformes. La société ukrainienne est très motivée », souligne-t-il.
D'après le ministre, « il est dans notre intérêt commun d'intégrer des pays comme l'Ukraine, car ils peuvent apporter beaucoup de choses positives à l'UE ». « Tout doit rester basé sur le principe du mérite, car nous nous sommes mis d'accord sur ce plan », insiste Vsevolod Tchentsov.
Les États membres ont effectivement promis que les adhésions se feraient au mérite. Mais le « non » des Islandais au référendum sur l'adhésion est vécu, au minimum, comme une déconvenue. L'Europe ne séduit pas les pays qui sont plus avancés que la moyenne de l'UE elle-même.
Pour éviter de mauvaises surprises avec d'autres potentiels futurs membres, l'UE souhaitent désormais introduire des mesures de sauvegarde. Dans des domaines comme la sécurité, les affaires étrangères ou le budget, certains membres proposent un délai de cinq et quinze ans avant d'accorder aux nouveaux États membres un droit de vote plein et entier.
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