Vuelta

« J'y ai cru mais on ne peut pas le battre au sprint » : une deuxième place derrière Wout Van Aert mais pas de regrets pour Valentin Paret-Peintre

Le Haut-Savoyard Valentin Paret-Peintre a couru au millimètre toute la journée, vendredi, sur la 13e étape de la Vuelta. Il lui en a manqué un peu pour dominer au sprint Wout Van Aert à Loja, mais cela augure de belles choses pour la suite.

Pierre Menjot à Loja (ESP) publié le 4 septembre 2026 à 19h25

« Comment avez-vous vécu cette étape ?
Pouah, c'était une journée difficile avec une dernière partie vraiment pas à mon avantage. Je le savais, j'ai essayé de jouer un petit peu. Dans les 20 derniers kilomètres, c'était vraiment Van Aert la roue à suivre et quand il est parti (à 3,7 km), c'étaient, je pense, les cinq secondes les plus dures depuis le début de la Vuelta. J'étais vraiment à bloc dans la roue, j'ai passé deux petits relais pour dire que je passais mais après, je lui ai dit que c'était à lui d'y aller. J'y ai cru, dans le sprint il faut toujours y croire, je savais que j'avais une bonne pointe et je me suis répété ''il faut y croire, il faut y croire.'' Mais c'est Wout Van Aert, on ne peut pas le battre au sprint.

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Vous n'avez pas de regrets ?
J'ai toujours fait des bons sprints et je me suis dit pourquoi pas, on ne sait jamais. Il faut toujours y croire, avoir le couteau entre les dents et essayer. Les premières secondes, j'étais à côté de lui, je me suis dit ''aaaah, pourquoi pas !''. Après, il est parti comme une fusée, donc pas de regrets.

« On verra samedi comment sont les jambes sur un profil qui me correspond mieux »

Valentin Paret-Peintre

Une nouvelle opportunité se présente ce samedi. Va-t-on vous voir à l'avant ?
J'ai dépensé pas mal de forces aujourd'hui (vendredi), même si on était assez souvent dans les roues dans le groupe de contre, donc finalement peut-être que je n'en ai pas dépensé tant que ça. On verra demain (samedi) comment sont les jambes sur un profil qui me correspond mieux (4 200 m de dénivelé + et une montée finale de 12 km à 7,2 %).

Vous avez manqué de réussite jusqu'ici sur les étapes de montagne, comment l'expliquez-vous ?
Sur ma première échappée (7e étape), quand je suis rentré sur le gros groupe, le coup de cinq était déjà parti devant (victoire de Leknessund), j'étais un peu à contretemps. Sur la journée à Calpe (9e étape), j'ai senti que je suis beaucoup plus surveillé dans les échappées maintenant, donc c'est plus dur de s'isoler dans un petit groupe. Mais voilà, j'ai montré aujourd'hui que les jambes étaient là après le Tour, ce ne sont pas les meilleures jambes que j'ai eues mais c'est pas mal et je fais avec pour le moment. »

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