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Pour les six premiers mois de 2026, une période marquée par le conflit au Moyen-Orient et un fort engouement pour l’intelligence artificielle, La Caisse affiche un rendement de 5,1 %, un résultat inférieur à son indice de référence (7,5 %).

Au 30 juin 2026, l’actif net de La Caisse s’élevait à 552 G$, avec des gains de 26 G$ sur six mois.

Le portefeuille des placements privés a subi la plus grande baisse pendant les six premiers mois de 2026, avec un rendement de -4,3 %, alors que son indice de référence, composé à moitié de titres publics, affiche un rendement de 8 %. Les titres publics connaissent une réalité opposée en raison de l’engouement pour l'intelligence artificielle, explique la direction de La Caisse.

La Caisse soutient que le créneau des placements privés est confronté à des défis conjoncturels : baisse du volume transactionnel, nombre limité d’appels publics à l’épargne, taux d’intérêt qui continuent de monter.

En prime, La Caisse explique que ce portefeuille subit une baisse des multiples d’évaluation pour certaines entreprises qui évoluent dans des secteurs plus vulnérables à la montée de l’intelligence artificielle, comme ceux des technologies, des assurances ou des services financiers.

À l'autre bout du spectre, sur ces six mois, le portefeuille en marchés boursiers a enregistré sa meilleure combinaison de rendement et de valeur ajoutée pour un semestre en 20 ans, grâce à un positionnement favorable dans les segments technologiques mondiaux. Le rendement de 14,6 % sur six mois est supérieur à l’indice de référence, qui se situe à 13,6 %.

La Caisse, autrefois la Caisse de dépôt et placement du Québec, gère les fonds de retraite et d'assurance publics et parapublics de plus de 6 millions de personnes au Québec.

En marchés boursiers, nos équipes ont généré une surperformance dans ce contexte de forte hausse liée à l’intelligence artificielle. À l’inverse, notre portefeuille de placements privés a été affecté par l’impact de celle-ci sur certaines industries, comme les secteurs des assurances et des services, affirme Charles Emond, président et chef de la direction de La Caisse, par voie de communiqué.

Malgré les pressions inflationnistes, notre portefeuille d’infrastructures s’est quant à lui une fois de plus démarqué par une excellente performance.

À long terme, notre portefeuille global, bien diversifié, continue de démontrer sa capacité à naviguer dans différentes conditions de marché, avec des résultats moins volatils et un niveau de risque bien géré pour nos déposants.

Avec un portefeuille composé à 30 % de marchés boursiers, La Caisse « monte un peu moins » quand les marchés montent, mais sa diversification permet de passer à travers des cycles, comme la correction majeure des marchés en 2022.

Aujourd’hui, à 550 G$, notre proposition de valeur, c’est d’optimiser le rendement en fonction d’un niveau de risque pour que les pensions soient payées chaque année, a expliqué M. Emond.

Éléments à surveiller d’ici la fin de l’année

Les deux éléments qui ont marqué le premier semestre, le conflit au Moyen-Orient et l’engouement pour l’intelligence artificielle, continueront d’être surveillés de près par La Caisse au cours des prochains mois, a souligné Charles Emond.

Les titres liés à l'intelligence artificielle, qui ont fortement progressé au cours des derniers mois et des dernières années, pèsent assez lourdement sur l'évolution des marchés boursiers.

Quant au conflit au Moyen-Orient, si l’instabilité qui en découle se poursuit dans le deuxième semestre, son impact sur l’inflation pourrait être significatif pour les marchés.

Les banques centrales devront prendre des décisions difficiles : contrôler l’inflation ou stimuler un marché de l’emploi plus fragile, précise Charles Emond.