1. Un artisanat photogénique

Un vendeur de tapis en Cappadoce.
Un vendeur de tapis en Cappadoce. ©EdA Elise Lenaerts

"Auparavant, en Cappadoce, chaque homme devait savoir fabriquer un tapis et chaque femme devait maîtriser l'art de la céramique pour pouvoir se marier", dit en riant notre guide, Tarık Alabaş. C'est dire l'importance qu'y occupe l'artisanat. Aujourd'hui, la région abrite le Musée Güray, le plus grand de Turquie consacré à la céramique. On peut y admirer une jolie collection. Le musée organise également des démonstrations et on peut participer à un workshop pour apprendre à modeler la terre sur un tour de potier.

Non loin de là, dans le village d'Ürgup, les tapis habillent les façades des magasins de souvenirs. L'un des vendeurs, Bilal, a fait de sa boutique, Galeri Ikman, un lieu photogénique qui mérite une visite. Mais on trouve aussi des spots dans les ruelles, où des tapis ont été savamment disposés pour les touristes en quête de belles photos.

2. Une cuisine à tomber

Cours de cuisine en Cappadoce.
Cours de cuisine en Cappadoce. ©EdA Elise Lenaerts

La Cappadoce regorge de plats typiques aux saveurs variées. Parmi les spécialités testées et approuvées le manti, des petits raviolis farcis de viande hachée, oignon, persil, servis avec du yaourt aillé et une sauce au beurre épicée, garnie de sumac et de menthe. À déguster froid ou chaud. Le testi kebab est aussi un incontournable. Il se compose de viande et de légumes cuits dans un four traditionnel en terre dans un pot en argile scellé. À tester également le pastirma, sorte de pastrami local, mais aussi les abricots, le potiron rôti au miel et tahini...

À Ortahisar, Hereni, une coopérative de femmes propose des ateliers pour apprendre à cuisiner des spécialités locales comme les aubergines farcies. Enfin, un touriste en Cappadoce ne peut passer à côté des vignobles et cavistes de cette région viticole pour une petite visite et dégustation.

3. La ville souterraine de Kaymakli

La ville souterraine de Kaymakli en Cappadoce.
La ville souterraine de Kaymakli en Cappadoce. ©EdA Elise Lenaerts

Göreme et ses alentours sont célèbres pour leurs cheminées de fées mais aussi pour leurs villes souterraines (plus de 200 sites répertoriés). Découverte lors de la rénovation d'une maison en 1964, Kaymakli se compose d'un impressionnant réseau creusé dans le tuf volcanique de Nevşehir sur quatre niveaux! Creusée par des populations paléochrétiennes qui cherchaient à fuir les persécutions, elle a grandi au fil des siècles jusqu'à atteindre des kilomètres de galeries. Ce véritable labyrinthe est accessible aux visiteurs prêts à pratiquement ramper pour explorer les différentes cavités. Des écuries, chambres, garde-manger et même des pressoirs témoignent de la vie souterraine de ces habitants qui avaient intérêt à ne pas être claustrophobes.

D'autres cités souterraines sont ouvertes au public, notamment celle de Derinkuyu qui est aussi la plus grande ville souterraine découverte en Turquie.

4. Kayseri, la métropole au riche passé

Kayseri en Cappadoce.
Kayseri en Cappadoce. ©EdA Elise Lenaerts

Point de départ et d'arrivée des vols vers la Cappadoce depuis la Belgique, Kayseri est une métropole qui vaut un petit détour avant de reprendre l'avion. Située au pied du mont Erciyes, un volcan endormi, elle combine modernité, patrimoine et culture. Passez par son château érigé à l'époque romaine puis remanié par les civilisations byzantine, seldjoukide et ottomane. Il abrite aujourd'hui un musée archéologique contenant de nombreux objets retraçant la vie dans la région depuis l'âge de fer jusqu'à l'époque ottomane, en passant par les époques hittite, romaine et byzantine.

À voir aussi, la Grande Mosquée ainsi que le Döner Kümbet, un mausolée cylindrique du XIIIe siècle joliment décoré.

Cette ville animée donne également un bon aperçu des bazars, ces marchés couverts où on trouve absolument de tout: des vêtements en passant par des bijoux, de la nourriture locale, des souvenirs et autres gadgets...

5. La vallée des pigeonniers

La vallée des pigeonniers en Cappadoce.
La vallée des pigeonniers en Cappadoce. ©EdA Elise Lenaerts

Il y a peu de temps encore, en Cappadoce, les pigeons n'étaient pas chassés, au contraire, on les chouchoutait. Leurs fientes étaient en effet utilisées comme fertilisant. Pour récolter ce précieux engrais, les habitants creusaient de petites cavités dans les roches qui permettaient uniquement aux oiseaux d'entrer et d'être ainsi protégés. Une cavité plus grande fermée par une porte en bois donnait accès à l'intérieur du pigeonnier aux agriculteurs pour la récolte des fientes.

Aujourd'hui, on peut encore observer ces roches percées de trous dans la vallée des pigeonniers. Celle-ci peut s'explorer en randonnée le long d'un sentier d'environ 4 km reliant Uchisar à Göreme. Le château d'Uchisar vaut d'ailleurs lui aussi le coup d'œil. Cette forteresse creusée dans la roche rassemble chapelles, monastères, appartements, réfectoires, reliés entre eux par un réseau de galeries qui se déploient sur vingt étages.


En pratique

Y aller

Vols directs TUI fly de Bruxelles à Kayseri, tous les mardis (nuit de mardi à mercredi) et tous les vendredis (nuit de vendredi à samedi), à partir de 85,99€ par trajet et par personne :www.tuifly.be

Dormir

En Cappadoce, on dort dans des hôtels creusés dans la roche. Le MDC Cave Hotel (https://mdchotel.com) allie le côté insolite de l'habitat traditionnel avec la modernité et le confort actuels.

Manger

Le restaurant Aravan Evi (https://aravan.com) sert une cuisine locale dans la quiétude du petit village de Ayvali. Du côté d'Ürgüp, à une dizaine de minutes en voiture de là, Gorgoli (https://gorgoli.com) sert une cuisine raffinée dans un cadre moderne.

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