La Première Nation Trʼondëk Hwëchʼin veut ramener Nun cho ga
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Quatre ans après la découverte d’un bébé mammouth laineux momifié près de Dawson, au Yukon, la Première Nation Trʼondëk Hwëchʼin demande son retour.
Nommé Nun cho ga, qui signifie gros bébé animal en hän, le spécimen est sous la garde de l’Institut canadien de conservation depuis 2024. On évalue son âge à environ 36 000 ans.
Ty Styner, agent patrimonial de la Première Nation, affirme qu’aucune date n’a encore été fixée pour le retour de l’animal, mais qu’il y a une réelle détermination au sein de la communauté à ramener le mammouth. Un groupe de gestion se penche actuellement sur les prochaines étapes, précise-t-il.
L’une des principales questions est de savoir si l’animal sera exposé au public ou gardé en lieu sûr, hors de portée des regards.

Ty Styner, agent patrimonial pour la Première Nation Tr'ondëk Hwëch'in, présente une exposition au Moosehide Gathering vêtu d’un costume de mammouth.
Photo : CBC / Chris MacIntyre
Bien que la Première Nation soit régulièrement en pourparlers avec l’institut national, la particularité unique du mammouth momifié entraîne un ralentissement dans le processus de restitution, selon Ty Styner.
Ils sont exceptionnellement compétents, mais ils ont aussi l’honnêteté de dire : "En fait, on n’a jamais fait ça avant." Du moins, pas avec un mammouth laineux.
La CBC a demandé une entrevue auprès de l’Institut canadien de conservation, mais n’avait pas reçu de réponse au moment de publier cet article.
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Une nouvelle approche
Selon Grant Zazula, paléontologue au gouvernement du Yukon, Nun cho ga suscite toujours un grand intérêt dans le monde scientifique canadien et international.
Il n’y a aucune autre communauté au pays ou en Amérique du Nord qui a la chance d’avoir ce bébé mammouth, affirme-t-il.

Grant Zazula (à gauche) et Ty Styner (à droite) lors du Moosehide Gathering, à Dawson
Photo : CBC / Chris MacIntyre
Un paléontologue chevronné ayant plus de deux décennies d’expérience dans la région du Klondike, M. Zazula affirme que la découverte du mammouth a profondément transformé les liens entre les scientifiques occidentaux et la Première Nation qui possède le territoire où ils effectuaient leurs recherches.
Avant, on se concentrait sur la méthode scientifique traditionnelle : une étude ici, une analyse là, explique-t-il. Depuis la découverte, il a pris conscience de son incidence sur la Première Nation, ce qui l’a amené à envisager une collaboration plus étroite avec elle.
Plusieurs scientifiques accordent une attention particulière à Nun cho ga et à la Première Nation Trʼondëk Hwëchʼin, car c’est la première fois qu’une communauté autochtone s’occupe d’un animal aussi ancien.
D'après un texte (nouvelle fenêtre) de Chris MacIntyre