Une barrière pneumatique longue de 500 mètres a été déployée dans l’eau par une embarcation de la Garde civile espagnole près du poste-frontière afin de renforcer la sécurité à Ceuta. © AFP

Ceuta

Kevin Dupont

Source: Belga, AFP

5 août 2026, 13:02Dernière mise à jour: 13:03

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📌 Ce qu’il faut retenir

• Quelque 60.000 migrants en provenance du Maroc sont entrés illégalement dans l’enclave espagnole de Ceuta.

• Au total, 72 personnes sont mortes en tentant de rejoindre Ceuta.

• L’Italie veut exclure l’Espagne de l’espace Schengen. En réaction, Madrid a convoqué l’ambassadeur italien.

• Le président du MR demande une suspension partielle de l’Espagne de Schengen

• Selon El País, la crise actuelle serait liée à une fausse information circulant sur les réseaux sociaux affirmant que la frontière entre le Maroc et l’Espagne était ouverte, ainsi qu’à la “passivité des forces de l’ordre marocaines” sur place.

• Plusieurs crises migratoires similaires ont déjà éclaté par le passé entre Madrid et Rabat, parfois pour des motifs politiques sous-jacents, entraînant de multiples tensions entre l’Espagne et le Maroc. Ce nouvel épisode intervient après une visite de Pedro Sánchez le 20 juillet en Algérie, le pays rival du Maroc.


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13:02

La situation des enfants est "intenable"

La situation des enfants qui sont restés à Ceuta après leur arrivée la semaine dernière est "intenable", a alerté mercredi le dirigeant de l'enclave espagnole située sur la côte nord-africaine, Juan Jesús Vivas, demandant de l'aide au reste de l'Espagne.

"En ce moment, le taux d'occupation des centres d'accueil pour mineurs de Ceuta est de 2.600% au-dessus de sa capacité critique", a déclaré M. Vivas lors d'une interview à la télévision publique espagnole, estimant à environ 1.100 le nombre de mineurs présents dans la ville autonome.

Ceuta "ne dispose d'aucun espace supplémentaire" et "subit une pression très forte" pour prendre en charge ces mineurs, a pointé de son côté le préfet de la région, Miguel Ángel Pérez Triano. "La situation est absolument intenable", a mis en garde Juan Jesús Vivas, membre du Parti populaire (droite), la principale formation d'opposition au gouvernement de gauche de Pedro Sánchez.

Selon le préfet, la police espagnole a déjà procédé à l'enregistrement de 528 mineurs, redirigés ensuite vers des centres d'accueil. 

L'ONG Save the Children avait alerté dès lundi sur la saturation des centres d'accueil pour enfants, rappelant que "le système de protection de la ville prend actuellement en charge environ un millier d'enfants, un chiffre bien supérieur à sa capacité d'accueil, qui ne compte qu'une centaine de places". Juan Jesús Vivas a demandé l'aide du reste de l'Espagne pour faire face à la situation des mineurs, une question politiquement sensible, assurant que Ceuta demeurait "le coeur serré" après la crise.

Environ 72.000 personnes sont arrivées la semaine dernière à Ceuta, la grande majorité à la nage ou à pied, lors d'une crise migratoire inédite. Parmi elles, environ 70.000 sont déjà retournés au Maroc voisin, selon les derniers chiffres du ministère espagnol de l'Intérieur.

10:36

Des personnes liées au terrorisme parmi les migrants?

Selon le média digital El Español, la Police nationale et la Garde civile ont identifié "une dizaine" de personnes expulsées d'Espagne pour des faits liés au djihadisme parmi les migrants ayant pénétré massivement dans la ville autonome de Ceuta la semaine dernière.

Les enquêteurs analysent les images de cette entrée massive sur le territoire et s'attendent à identifier davantage d'individus considérés comme dangereux, précise encore le média espagnol. Ces derniers pourraient désormais se trouver parmi les quelque 5.000 migrants qui n'ont pas encore été rapatriés.

Les services de renseignement ont mobilisé tous les moyens dont ils disposent afin de neutraliser cette faille de sécurité, selon des sources du ministère espagnol de l’Intérieur citées par El Confidencial, un autre journal numérique espagnol.


10:18

Le nombre des migrants morts en ayant tenté de rejoindre Ceuta grimpe à 77

Le nombre des migrants morts en ayant tenté de rejoindre le territoire espagnol de Ceuta depuis le Maroc la semaine dernière a grimpé à 77, a indiqué mardi une commission de spécialistes en médecine légale. 

Un précédent bilan officiel côté espagnol faisait état de 72 migrants ayant péri, principalement au cours de noyades en mer Méditerranée.

Une commission espagnole de spécialistes en médecine légale, composée de médecins légistes et d'experts de la Garde civile, a indiqué dans un communiqué que les autorités de Ceuta avaient repêché 79 corps en mer. Mais deux d'entre eux ont été récupérés le 29 juillet et tôt le 30 juillet, avant l'arrivée massive de migrants dans l'enclave, ce qui porte le bilan à 77, a ajouté le communiqué.

Des médecins légistes ont réalisé 77 autopsies et identifié deux personnes déjà enregistrées en Espagne grâce à leurs empreintes digitales. "Pour pouvoir identifier les autres, les données des empreintes digitales devront être envoyées au Maroc pour une éventuelle reconnaissance", précise le communiqué.

16:34

Hier

L'Espagne salue une réunion "constructive" avec ses partenaires européens

La réunion de concertation européenne sur la crise migratoire survenue à Ceuta jeudi dernier s'est déroulée dans une atmosphère "constructive", a salué mardi le ministre espagnol de l'Intérieur, Fernando Grande-Marlaska.

Pour réduire la répétition de tels incidents à l'avenir, les partenaires européens ont convenu d'améliorer la communication et d'organiser un meilleur monitoring des informations circulant sur les réseaux sociaux.

Selon un nouveau bilan livré par les autorités espagnoles, quelque 72.000 personnes ont pénétré jeudi dernier dans l'enclave espagnole en Afrique du nord, mais 70.000 en sont déjà ressorties. Septante-deux migrants sont toutefois morts, principalement par noyades.

Selon l'ONG Save the Children, près d'un millier de mineurs non accompagnés sont toutefois restés à Ceuta, Le gouvernement espagnol a annoncé mardi une enveloppe "extraordinaire" de 25 millions d'euros destinée à leur prise en charge.

La crise de Ceuta a engendré des fortes tensions diplomatiques entre l'Espagne et de nombreux pays européens, dont l'Italie en tête, qui ont accusé le gouvernement du Premier ministre socialiste Pedro Sanchez de laxisme aux frontières de l'Europe.

16:07

Hier

Le nombre de migrants morts en ayant tenté de rejoindre Ceuta grimpe à 75

Le nombre de migrants morts en ayant tenté de rejoindre Ceuta la semaine dernière a grimpé mardi à 75, a indiqué la préfecture de cette enclave espagnole à l'AFP.

Un précédent bilan officiel espagnol faisait état de 72 migrants décédés, principalement lors de noyades en mer Méditerranée. Du côté marocain, on évoquait 11 morts ce lundi. 

14:37

Hier

Ceuta, un "test réussi" pour l'UE", selon le commissaire européen chargé des questions migratoires, Magnus Brunner

Le commissaire européen chargé des questions migratoires, Magnus Brunner, a estimé mardi que la "résilience" de l'Europe avait été mise à l'épreuve durant la crise dans l'enclave espagnole de Ceuta, mais qu'elle avait "réussi ce test".

Cet épisode "nous a mis à l'épreuve: d'une part en termes de rapidité d'action, d'autre part en matière de solidarité, mais aussi dans notre capacité à résister à la désinformation", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Bruxelles, à l'issue d'un échange entre ministres de l'Intérieur des 27.

14:23

Hier

Le Danemark s'est félicité de la réponse de Madrid

Le Danemark, qui avait agité une possible suspension de la coopération Schengen avec l'Espagne, s'est félicité mardi de la réponse de Madrid à l'entrée illégale de milliers de migrants dans l'enclave espagnole de Ceuta depuis le Maroc.

"Je suis très satisfait que l'Espagne ait réagi rapidement, notamment en déployant la police et l'armée, et que de nombreux migrants soient déjà retournés au Maroc", a dit le ministre danois de l'Immigration et de l'Intégration, Morten Bødskov.

"Mais ces événements montrent qu'il est absolument essentiel que nous gardions le contrôle des frontières de l'Union européenne", a-t-il ajouté dans un communiqué à l'issue d'une réunion extraordinaire des ministres de l'UE sur le sujet.

14:14

Hier

L'espace Schengen n'a pas été "compromis" pendant la crise migratoire dans l'enclave de Ceuta

L'espace Schengen n'a pas été "compromis" pendant la crise migratoire dans l'enclave de Ceuta, a assuré mardi le ministre espagnol de l'Intérieur, à l'issue d'une réunion extraordinaire des ministres de l'UE sur le sujet.

"En aucun cas l'espace Schengen n'a été compromis dans cette crise", a-t-il affirmé lors d'un point-presse à Madrid, en réponse aux vives critiques de plusieurs dirigeants européens sur cette situation inédite à Ceuta. "L'espace Schengen n'a jamais été en danger, pas même en danger minimal", a-t-il ajouté.

14:13

Hier

Au moins 72.000 migrants sont entrés illégalement à Ceuta, dont 70.000 sont déjà rentrés au Maroc

Au moins 72.000 migrants sont entrés illégalement la semaine dernière dans l'enclave espagnole de Ceuta, dont 70.000 sont déjà rentrés au Maroc, a assuré mardi le ministre espagnol de l'Intérieur.

Le dernier chiffre communiqué par le gouvernement espagnol à Madrid faisait état jusque-là de 50.000 migrants entrés illégalement sur le sol espagnol, dont "la quasi-totalité" était déjà repartie au Maroc.

11:25

Hier

Rabat dit avoir alerté Madrid du risque posé par une récente décision de justice espagnole

Selon un très haut responsable marocain, qui s'est exprimé sous couvert d'anonymat lundi soir, les autorités marocaines avaient alerté Madrid sur le risque posé par une récente décision de la Cour suprême espagnole stipulant que le renvoi immédiat d'un migrant ne s'appliquerait pas aux personnes arrivées par la mer.

"On a expliqué que ce jugement allait nous créer un problème. Et il a créé un problème", a-t-il déclaré.

Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez avait estimé vendredi que la crise migratoire alors en cours à Ceuta était liée à une rumeur lancée "par les mafias de trafiquants d'êtres humains", avec une interprétation malhonnête de cette décision de justice.

Selon le haut responsable marocain, les échanges ont débuté avec la partie espagnole autour du "22-23 juillet, quand les réseaux commençaient à parler" de cette nouvelle décision. Il a soutenu qu'il n'y avait pas eu de défaillance du dispositif sécuritaire marocain.

"C'est réducteur que de dire que le Maroc aurait dû juste utiliser la force pour les arrêter. C'est ne rien comprendre à ce phénomène", a-t-il estimé, affirmant que les forces de l'ordre ne pouvaient pas entrer en confrontation avec un tel nombre de personnes.

"Ce n'est pas une responsabilité exclusive du Maroc de gérer ce phénomène", a-t-il insisté, affirmant que le coût de la gestion migratoire pour le royaume atteignait environ 500 millions d'euros par an.

Il a cependant assuré que Rabat et Madrid avaient agi "en partenaires fiables" et continuaient de travailler "en coordination parfaite" sur les questions migratoires. "Aujourd'hui, c'est à l'Espagne de trouver les réponses à ces défis posés par ce jugement", a-t-il estimé.

09:46

Hier

"Il est clair que l'Europe doit fermer ses frontières", pour Bart De Wever

Le Premier ministre belge Bart De Wever a réclamé mardi peu avant le début de l'échange entre pays européens sur la migration "toute la clarté" sur ce qui s'est produit jeudi dernier à Ceuta.

"Ça donne l'impression qu'il y a une porte ouverte et que n'importe qui qui souhaite nous mettre sous pression peut utiliser l'immigration comme arme géopolitique. C'est particulièrement frustrant", a commenté le chef du gouvernement dans une interview. "Il est clair que l'Europe doit fermer ses frontières", estime M. De Wever. "Des images comme celles-ci sont désastreuses pour la population. On a l'impression que la porte est grande ouverte et que quiconque souhaite nous faire pression peut instrumentaliser l'immigration."

Le Premier ministre a toutefois jugé certaines critiques trop personnelles à l'encontre de son homologue espagnol Pedro Sánchez, tout en rappelant que la Belgique était en faveur d'un accueil des migrants hors des frontières de l'UE. "Le Premier ministre Sánchez fait peut-être figure d'exception à cet égard, mais il en a le droit : il a été démocratiquement élu." 

07:01

3 août 2026

Le Maroc invoque "la diffusion d'informations trompeuses"

L'afflux inédit de dizaines de milliers de personnes dans l'enclave espagnole de Ceuta a coûté la vie à 11 migrants, selon un premier bilan dimanche des autorités marocaines. Rabat a imputé ces arrivées massives à une "diffusion d'informations trompeuses", tandis que Madrid a dénombré 72 victimes.

Dix personnes sont décédées par noyade tandis que la onzième a chuté d'une zone rocheuse entre la ville marocaine frontalière de Fnideq et Ceuta, a détaillé le ministère de l'Intérieur marocain dans un communiqué.

L'Association marocaine des droits humains (AMDH) a, elle, fait état de "près de 130 victimes" et de dizaines de disparus, et appelé samedi à l'ouverture d'une enquête indépendante sur les causes de cet afflux inédit de migrants entre la ville marocaine de Fnideq et l'enclave espagnole. Elle a condamné "le silence inquiétant des responsables et des institutions" du pays, estimant que ce mutisme a contribué à nourrir l'afflux. Une source proche du milieu associatif a déclaré à l'AFP que "la façon dont les choses se sont passées" laissait penser que ces arrivées massives à la frontière n'avaient pas pu se produire sans l'"accord des autorités" marocaines.

Pour Rabat toutefois, cette crise migratoire résulte notamment de "l'exploitation malveillante" des réseaux sociaux, de "la diffusion d'informations trompeuses" et d'"interprétations erronées de dispositions légales", a estimé le ministère. Il a ainsi fait référence à une récente décision de la Cour suprême espagnole, selon laquelle le renvoi immédiat d'un migrant ne s'appliquerait pas aux personnes arrivées par voie maritime.

06:46

3 août 2026

Madrid compte 72 morts, Rabat 11

Le ministère de l'Intérieur marocain a donné dimanche un premier bilan des migrants morts en tentant de rejoindre illégalement ces derniers jours l'enclave espagnole de Ceuta depuis le Maroc, estimant que 11 personnes avaient perdu la vie, Madrid recensant pour sa part au moins 72 morts.

Le ministère de l'Intérieur marocain a donné dimanche un premier bilan des migrants morts en tentant de rejoindre illégalement ces derniers jours l'enclave espagnole de Ceuta depuis le Maroc, estimant que 11 personnes avaient perdu la vie, Madrid recensant pour sa part au moins 72 morts.

Dix personnes sont décédées par noyade tandis que la onzième a chuté d'une zone rocheuse entre la ville marocaine frontalière de Fnideq et Ceuta, a précisé le ministère dans un communiqué. Madrid a pour sa part recensé au moins 72 morts parmi les plus de 60.000 migrants qui ont réussi à atteindre l'enclave ces derniers jours et dont la quasi-totalité ont été renvoyés de Ceuta.

14:31

2 août 2026

Le président du MR demande une suspension partielle de l'Espagne de Schengen

Le président du MR, Georges-Louis Bouchez, a demandé de suspendre partiellement l'Espagne de l'espace Schengen dans la foulée de la crise migratoire survenue cette semaine entre le Maroc et l'Espagne.

Le parti libéral "demande des contrôles ciblés sur les personnes venant d'Espagne, avec une suspension partielle de l'Espagne dans l'espace Schengen en ce qui concerne la libre circulation des personnes", a indiqué M. Bouchez dimanche sur X.

Cette semaine, quelque 60.000 migrants en provenance du Maroc étaient entrés illégalement dans l'enclave espagnole de Ceuta, frontalière avec ce pays. Plus de septante personnes sont décédées, essentiellement en tentant de rejoindre Ceuta à la nage.

La plupart des migrants ont été ramenés au Maroc, ont assuré les autorités espagnoles samedi. Cet afflux migratoire soudain a provoqué une crise d'une rare ampleur au sein de l'Union européenne, l'Italie ayant annoncé suspendre temporairement son espace de libre circulation avec l'Espagne.

(la suite ci-dessous)

© AFP

L'Espagne, puis un groupe de 22 pays, dont la Belgique, l'Italie et le Danemark, ont tour à tour réclamé une réunion afin d'échanger sur la situation dans cette enclave espagnole et sur les tensions diplomatiques qui ont suivi. Les ministres de l'Intérieur des pays de l'Union européenne (UE) se réuniront mardi en visioconférence.

Pour M. Bouchez, cette vague soudaine de migrants au sud de l'Europe n'est pas un hasard, pointant "l'énorme responsabilité du Premier ministre espagnol Pedro Sánchez et de son gouvernement socialiste".

"Avec une procédure de régularisation massive, l'Espagne illustre parfaitement ce qu'est un 'effet d'appel'. (...) Sánchez met ainsi toute l'Europe en danger, car nous savons que l'immigration illégale est aujourd'hui une source facile de main-d'œuvre bon marché pour la criminalité grave, comme le trafic de drogue", poursuit le président du MR, plaidant pour une "migration ciblée et choisie", tout en continuant "à assumer notre devoir humanitaire".

George-Louis Bouchez (MR)
George-Louis Bouchez (MR) © Photo News

12:56

2 août 2026

Le nombre de morts à Ceuta s'élève désormais à 72

Au moins 72 personnes ont perdu la vie en tentant de rejoindre l'enclave espagnole de Ceuta en fin de semaine. Les services de secours ont repêché cinq corps supplémentaires au cours des dernières 24 heures, selon le ministère espagnol de l'Intérieur. Les recherches se poursuivent pour retrouver d'autres victimes.

La plupart de ces personnes se seraient noyées en tentant de rejoindre Ceuta à la nage depuis le Maroc, comme l'avait déjà rapporté la chaîne publique espagnole RTVE. De nombreuses personnes ont tenté de rejoindre l'enclave espagnole en longeant la côte depuis la station balnéaire marocaine de Fnideq. D'autres ont également tenté d'escalader les barrières frontalières.

Ces derniers jours, on estime qu'entre 50.000 et 60.000 personnes ont tenté d'entrer clandestinement dans l'enclave. Selon le ministre espagnol des Affaires étrangères, la plupart d'entre elles sont entre-temps retournées au Maroc. RTVE indique que quelques centaines de migrants se trouvent encore à Ceuta.

© AFP

17:37

1 août 2026

Réunion mardi des ministres de l'Intérieur de l'UE sur la situation à Ceuta

Les ministres de l'Intérieur des pays de l'Union européenne (UE) se réuniront mardi en visioconférence afin d'échanger "sur les développements à Ceuta", a annoncé l'Irlande, qui assure la présidence tournante de l'UE, samedi.

Par missives interposées, l'Espagne, puis un groupe de 22 pays, dont l'Italie et le Danemark, ont tour à tour réclamé cette réunion afin d'échanger sur la crise migratoire dans cette enclave espagnole et les tensions diplomatiques qui en ont suivi.

La quasi-totalité des dizaines de milliers de migrants entrés illégalement dans l'enclave espagnole de Ceuta, en Afrique du Nord, sont retournés au Maroc samedi, a assuré Madrid.

17:36

1 août 2026

Une ONG marocaine réclame une enquête indépendante après l'afflux de migrants

L'Association marocaine des droits humains (AMDH) a appelé samedi à l'ouverture d'une enquête indépendante afin de faire "toute la lumière" sur les causes de l'afflux inédit de migrants survenu entre la ville marocaine de Fnideq et l'enclave espagnole de Ceuta.

Ces mouvements, suscités par une rumeur annonçant l'ouverture de la frontière, ont provoqué des scènes de chaos et fait au moins 67 morts, selon les autorités espagnoles.

L'AMDH, qui annonce "près de 130 victimes" ainsi que des dizaines de disparus, a appelé dans un communiqué à "ouvrir une enquête sérieuse et indépendante afin de faire toute la lumière sur les circonstances et les causes ayant conduit aux récentes vagues d'exode, et établir les responsabilités".

Elle condamne aussi "le silence inquiétant des responsables et des institutions" du pays - qui n'ont toujours pas réagi publiquement à la crise - estimant que ce mutisme a contribué à créer l'énorme afflux de gens cherchant à émigrer.

Une source proche du milieu associatif a déclaré à l'AFP que "la façon dont les choses se sont passées" laissait penser que ces arrivées massives à la frontière n'avaient pas pu se produire sans l'"accord des autorités" marocaines.

L'ONG dit tenir l'État marocain "pleinement responsable" de la situation ayant conduit à cet afflux, alimenté par "la colère populaire face à l'échec des politiques" du pays, qui connaît une forte croissance mais encore beaucoup d'inégalités et un fort taux de chômage.

14:45

1 août 2026

22 pays de l'UE demandent une visioconférence urgente des ministres de l'Intérieur

Vingt-deux dirigeants de l'Union européenne, dont le Premier ministre belge Bart De Wever, la Première ministre italienne et le chancelier allemand, ont demandé samedi une "visioconférence d'urgence" des ministres européens de l'Intérieur pour évaluer et répondre à la situation créée par l'entrée illégale de milliers de migrants dans l'enclave espagnole de Ceuta.

"Nous ne pouvons permettre que des franchissements massifs et incontrôlés, l'instrumentalisation des migrations ou d'autres menaces hybrides donnent le sentiment qu'il est possible d'entrer illégalement dans l'Union européenne. Et qu'une entrée illégale puisse ensuite se transformer en séjour légal", estiment les 22 signataires d'une lettre ouverte. "Les événements de ces derniers jours exigent une réponse européenne immédiate et coordonnée", disent-ils dans cette lettre adressée à la présidence irlandaise de l'UE, au président du Conseil européen Antonio Costa et à la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Elle a été initiée par la Première ministre italienne Giorgia Meloni, dont le pays a temporairement suspendu les règles de l'espace Schengen vis-à-vis de l'Espagne, et son homologue danoise Mette Frederiksen, qui a jugé vendredi que l'UE devrait envisager de suspendre la coopération Schengen avec l'Espagne. Parmi les autres signataires figurent le chancelier allemand Friedrich Merz et les Premiers ministres hongrois, suédois et polonais, mais pas les dirigeants français et portugais dont les pays sont voisins immédiats de l'Espagne.

"Les ministres devraient notamment examiner la possibilité de renforcer le soutien de Frontex (l'agence européenne chargée de la surveillance des frontières, ndlr) ainsi que l'efficacité de la coopération de l'Union européenne avec le Maroc", précise encore cette lettre.

12:34

1 août 2026

Pedro Sanchez: "Une attitude égoiste"

Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a dénoncé samedi l'attitude "égoïste" de certains pays de l'Union euroéenne face à la crise migratoire dans l'enclave espagnole de Ceuta et réclamé une réunion en visioconférence des ministres de l'Intérieur des 27.

"Une telle attitude - motivée par les préjugés, les fausses informations, l'ignorance ou des intérêts politiques - est non seulement contraire au droit européen, au droit humanitaire et aux principes de solidarité qui nous unissent, mais elle va également à l'encontre des intérêts à long terme de l'Europe", a-t-il écrit dans une lettre adressée aux chefs des institutions européennes et consultée par l'AFP.

11:04

1 août 2026

L’Espagne installe une barrière flottante à la frontière de Ceuta

Les autorités espagnoles ont entamé samedi matin l’installation d’une barrière de contention sur la digue d’El Tarajal, à Ceuta, a annoncé le ministère espagnol de l’Intérieur. 

Le principal dispositif est une structure flottante de 500 mètres de long, qui s’élève de 30 à 70 centimètres au-dessus de l’eau et descend jusqu’à un mètre sous la surface. Cette installation est complétée par une première rangée de bouées ancrées, fournies par la marine espagnole. 

Un passage est maintenu entre les deux dispositifs afin de permettre aux embarcations de la Garde civile espagnole de surveiller en permanence la barrière flottante et d’assurer sa protection.


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