La commune a entamé un "travail élargi pour empêcher que de tels actes puissent se reproduire".

Radio France

Publié le 11/09/2026 14:07

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Le centre de loisirs de Tarnos, dans les Landes. (WASSILLA GUITTOUNE / RADIO FRANCE)
Le centre de loisirs de Tarnos, dans les Landes. (WASSILLA GUITTOUNE / RADIO FRANCE)

En cette nouvelle année scolaire, c'est la "vigilance maximale" à Tarnos, dans les Landes après deux affaires de violences sexuelles dans le périscolaire, assure Marc Mabillet, le maire PCF de la commune, sur ICI Gascogne jeudi 10 septembre. Sa commune a entamé un "travail élargi pour empêcher que de tels actes puissent se reproduire".

La ville de Tarnos a été secouée par deux affaires. Au début du mois de juillet, un animateur de centre de loisirs a été mis en examen pour viols et agressions sexuelles sur des enfants et écroué. Un autre animateur a également été écarté par la direction à la fin du mois d'août, à une semaine de la rentrée scolaire, pour des faits "pas compatibles avec la profession". Soupçonné d'avoir envoyé des documents à caractère pornographique à une mineure, il est mis en examen.

"On a voulu passer de la gestion de cette crise qui a été un vrai choc pour notre ville, à un plan d'action contre les violences sexuelles sur les mineurs", explique le maire. Vendredi 3 septembre, un premier groupe de travail "très élargi avec l'Education nationale, des psychologues, le comité olympique et sportif, le département" a démarré pour toutes les structures qui accueillent des enfants, "que ce soient nos services municipaux, nos associations sportives et culturelles, l'Education nationale", décrit l'édile. Dans le centre de loisirs par exemple, des lieux ont été "modifiés", comme pour la sieste, "les protocoles pour aller aux toilettes ont été endurcis", résume Marc Mabillet. "La vigilance maximale a été mise en place pour rassurer les familles. Il y a eu un avant et un après".

Concernant les recrutements des professionnels, le maire regrette que le contrôle d'honorabilité ne concerne que l'accès au casier judiciaire qui comporte les condamnations. "S'il y a des signalements ou des faits qui se passent, notamment sur les réseaux sociaux, on n'est pas forcément au courant", déplore-t-il. Selon lui, "c'est important qu'il y ait plus de possibilités" de contrôles, avec "un cadre qui préserve aussi la vie privée".

Le centre de loisirs de Tarnos accuse une baisse de fréquentation de l'ordre "d'un peu moins de 20%" en cette rentrée, note le maire. Il souligne également "cette grande difficulté pour les professionnels de l'animation" car leur "corporation est montrée du doigt". "On a besoin de rassurer les parents et une profession en mettant en place des protocoles qui les protègent aussi", conclut-il.

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