l'essentiel  Zouheir Ait El Arabi comparaît du 21 au 23 septembre devant la cour criminelle départementale de Lot-et-Garonne pour séquestration, viols, violences et menaces de mort en récidive. Au cours de l'année 2023, l'accusé aurait martyrisé trois femmes dans son appartement villeneuvois où il filmait son quotidien, diffusé en direct sur un réseau social. 

Un calvaire. Les instants passés, de force, par les parties civiles au côté de leur agresseur présumé ne sauraient être qualifiés autrement, tant les faits rapportés relèvent d'une grande violence. Du 21 au 23 septembre, Zouheir Ait El Arabi est renvoyé devant la cour criminelle départementale de Lot-et-Garonne des chefs de séquestration, viols, violences et menaces de mort en état de récidive légale.

L'homme de 40 ans est accusé d'avoir retenu trois femmes dans son appartement de la bastide villeneuvoise contre leur gré, à quelques mois d'intervalle durant l'année 2023. Au cours de ces épisodes de séquestration, les victimes, que le mis en cause rencontrait seulement quelques jours avant de les convier dans son logement dont certaines n'ont pu être délivrées qu'au bout de 48 heures, déclarent avoir également subi des coups, des rapports sexuels imposés et parfois filmés. Le tout sous la pression psychologique exercée par leur bourreau, menaçant leur intégrité voire celle de leurs proches. 

Au mois d'octobre cette année-là, le signalement de l'ex-compagnon de l'une d'elles, soupçonnant la jeune femme qui ne s'était plus présentée sur son lieu de travail d'être maintenue de force dans un appartement, avait conduit à l'interpellation de Zouheir Ait El Arabi. La victime était bel et bien retrouvée à cette adresse par les enquêteurs, présentant des stigmates de violences et un état de détresse psychologique important, qui lui ont conféré une incapacité totale de travail après examen médical.

Deux autres victimes identifiées

L'affaire a rapidement été mise en corrélation avec les plaintes de deux autres Lot-et-Garonnaises, lesquelles assuraient avoir enduré des sévices similaires de la part du quadragénaire quelques mois plus tôt. La première avait été séquestrée au mois d'avril avec ses enfants. La seconde au mois de septembre, peu après avoir fait la connaissance du Villeneuvois sur un réseau social, où ce dernier filmait la majeure partie de ses journées en direct.

Défavorablement connu de l'institution judiciaire pour des faits de violences, la vie de Zouheir Ait El Arabi a été ponctuée par des séjours en détention. Il a notamment été condamné en 2016 à quatre années d'emprisonnement pour enlèvement et séquestration avec usage d'une arme, au préjudice d'une jeune femme qu'il avait également menacée de mort par SMS. Sa défense sera assurée à l'audience par le ténor du barreau d'Agen Maître Edouard Martial. Le pénaliste s'opposera à Maîtres Laurence de Behr, Jean Tandonnet - également du barreau d'Agen - et Coralie Fournier du barreau de Bordeaux, au soutien des parties civiles.