Le PSG vend Kang-in Lee à l'Atlético, 120 M€ déjà rentrés dans les caisses en ne vendant que des remplaçants ! - Sport.fr
Il avait posé ses valises en Espagne à dix ans, du côté de Majorque. Il y revient à vingt-cinq, deux Ligues des champions dans la besace et onze trophées au compteur. Rideau, donc, sur le chapitre parisien de Kang-in Lee : l’Atlético de Madrid a officialisé sa signature ce samedi, pour les cinq prochaines saisons.
Personne, dans la capitale, ne tombe de sa chaise. Le dossier traînait depuis des semaines.
Un mercato à sens unique
Côté arrivées, le Paris Saint-Germain avance à pas comptés. Côté départs, en revanche, ça défile. Le club francilien a vu partir Gonçalo Ramos à l’AC Milan le mois dernier — 80 millions d’euros bonus compris —, puis Noham Kamara à l’Olympique Lyonnais, transfert sec conclu à 6 millions. Avec les 40 millions (bonus inclus, là encore) versés par les Colchoneros pour le Sud-Coréen, l’addition grimpe à 120 millions d’euros.
Le tout sans toucher au onze type. Deux éléments de rotation partis, une trésorerie sérieusement renflouée : sur le papier, l’opération est presque parfaite.
Un coup de maître. Ou presque.
Lee retrouve un statut, Paris perd un joker
Car sur le terrain, le champion d’Europe en titre se prive quand même d’un profil rare. Celui du joueur capable de faire basculer une rencontre sur un geste, entré à la 70e, quand les défenses adverses commencent à flancher. Luis Enrique appréciait cette carte-là, même s’il ne la jouait qu’avec parcimonie.
À Madrid, le meneur de jeu obtiendra ce que Paris ne pouvait plus — ou plutôt ne voulait plus — lui garantir : du temps de jeu et une vraie place dans la hiérarchie. Trois saisons dans la capitale, un palmarès qui ferait pâlir bien des internationaux, et pourtant une frustration qui s’était installée, saison après saison, sur le banc.
Le vestiaire, lui, perd une personnalité appréciée.
Le feuilleton offensif ne fait que commencer
Reste la question du remplaçant. Et là, tout s’est brouillé ces dernières heures.
Longtemps aux avant-postes sur Yan Diomandé, l’ailier prometteur du RB Leipzig, Paris a vu le Real Madrid s’inviter à la table et rebattre les cartes. Le feuilleton continue, mais le rapport de force n’est plus tout à fait le même.
Autre piste, plus proche du profil laissé vacant par Lee : Maghnes Akliouche. L’international français plaît beaucoup en interne, son aisance dans les petits espaces correspondant précisément à ce que la direction sportive recherche. Problème : l’AS Monaco a fixé son prix à 50 millions d’euros et ne semble pas disposée à faire le moindre pas. Problème bis : Liverpool s’est positionné ces derniers jours.
Autrement dit, le PSG dispose désormais des liquidités, mais plus vraiment de l’exclusivité sur ses cibles. Une situation paradoxale pour un club qui, il y a encore quelques étés, imposait son tempo à toute l’Europe.
En voilà une équation qui va occuper les bureaux du Campus jusqu’aux dernières heures du mercato. Et si le marché venait à se bloquer, la question reviendra vite : Paris a-t-il vendu trop tôt ?