« Les autres ont été massacrées par l’urbanisme » : à Mandelieu, on veut sanctuariser la basse vallée de la Siagne
« La vallée de la Siagne va enfin revenir aux agriculteurs, c’est la dernière vallée agricole des Alpes-Maritimes, voire de Provence-Alpes-Côte d’Azur, car les autres ont été massacrées par l’urbanisme. »
C’est avec une certaine emphase que le maire de Mandelieu, Sébastien Leroy, a annoncé et salué la signature d’une Convention avec une SAFER (Société d’Aménagement Foncier et d’Établissement Rural) pour aménager les terres disponibles dans la basse vallée de la Siagne, au profit de l’agriculture mais aussi du public via la création de promenades sur les berges de la rivière, comme cela a déjà été réalisé avec succès au Capitou.
Autre intérêt de préserver ce site environnemental : prévenir les zones urbanisées en aval des inondations grâce à l’expansion naturelle des crues en bordure immédiate de la Siagne. Autrement dit, faire tampon avec le béton. Des terres agricoles, et au milieu coule une rivière… (même sans Brad Pitt ni le regretté Robert Redford).
« Près de 50 ha qui étaient paralysés depuis quarante ans »
« Tout cela concerne près de cinquante hectares en bordure de Siagne qui étaient paralysés depuis près de quarante ans, ainsi que plusieurs terrains boisés acquis par la Ville et les berges de la Siagne jusqu’au quartier des Gaveliers », indique encore le maire.
Un vaste espace qui bénéficiera de l’entretien des cours d’eau, du maintien de la biodiversité sans déforestation, alors que les friches agricoles seront exploitées.
Par qui ? Il est encore trop tôt pour le savoir, mais les nouveaux arrivants correspondront à l’élan agro-alimentaire impulsé par l’agglomération Cannes-Pays de Lérins dans le secteur.
Promenade et agriculture plutôt que dépôt de marchandises
« C’est une vallée préservée qui redevient un axe de promenade et d’agriculture, et non pas de dépôt de marchandises par un détournement d’usages. », conclut l’édile, pour signifier qu’il faudra rompre aussi avec certaines (mauvaises) habitudes…
La convention qui sera signée avec la SAFER est prévue pour une durée initiale de trois ans
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Sébastien Botella
Et Escota alors ? Il y a du retard au « péage »…
Autre aménagement d’envergure à venir, celui qui doit se réaliser sur l’ancien siège social d’Escota, situé avenue de Cannes. La commune n’y prévoit évidemment pas une nouvelle autoroute interurbaine, mais on ne sait pas encore précisément comment cet espace, avec bâtiments, parking et terrain adjacent, s’intégrera dans le projet Cœur de ville.
Une promesse de vente pour 14 millions d’euros
Pour l’heure, il est acté (depuis le 21 mars 2022) que la Ville acquiert l’ensemble pour 14 Me. Sauf que le déménagement d’Escota ailleurs (à Nice et Antibes ?) a pris du retard. Le conseil municipal a donc validé la prorogation de la promesse de vente (qui arrivait à échéance le 2 juin) jusqu’à expiration au 31 mai 2029. De quoi voir venir, sans passer par la case péage…
Des parcelles du chemin de l’Olivet deviennent publiques
En attendant, ce sont des parcelles privées du Chemin de l’Olivet, nécessaires à la circulation, qui devraient entrer (via une acquisition à l’amiable) dans le giron du domaine public communal pour l’euro symbolique. Les élus ont bien sûr voté pour à l’unanimité, et les propriétaires concernés ont déjà donné leur accord de principe. À charge pour la Ville de réaménager ensuite ces parcelles privées pour l’usage public… et l’intérêt général.