Ajouter aux sources préférées sur Google Son univers nous avait conquis avec « Le Château dans les Étoiles ». C’est avec le même enthousiasme que l’on a dévoré le manga d’Alex Alice « Les Chants du Cygne noir ».

Hasard ou coïncidence. Au moment où le premier tome de la bande dessinée Les Chants du Cygne noir nous est tombé entre les mains, on venait de relire l’intégrale du capitaine Albator (paru chez Kana). Un pavé de 1000 pages qui nous avait laissée rêveuse à bord de l’Arcadia. On comprend tellement pourquoi Alex Alice a voulu nous offrir ce nouveau voyage aux confins de l’univers.

On comprend tellement pourquoi Alex Alice a voulu nous offrir un tel voyage aux confins de l’univers.
On comprend tellement pourquoi Alex Alice a voulu nous offrir un tel voyage aux confins de l’univers.

La conquête spatiale pour décor

Pour ce premier tome, l’auteur de l’incroyable saga Le Château dans les Étoiles reprend les codes du manga. Il livre un très bel hommage à Leji Matsumoto, le papa d’Albator, et à l’univers du compositeur allemand Richard Wagner, dans lequel il a baigné très tôt. L’histoire commence sur fond de conquête spatiale : les empires britannique et français se disputent Vénus, une planète-jungle, tandis que l’empire allemand garde jalousement Mars. C’est au tour de la ceinture d’astéroïdes d’être convoitée. Au Pendjab, Benesh et son frère gardent des chèvres. Alors qu’elle lui confie qu’elle aspire à découvrir d’autres mondes, à piloter des vaisseaux spatiaux, une armée coloniale fait irruption dans son village. S’ensuit un fracas, des tirs. Le frère s’interpose et meurt. À ses pieds, Benesh fomente sa vengeance.

Alter ego féminin d’Albator, Lohengrin a le même bandeau à l’œil et plus ou moins le même équipage.

On la retrouve quelques années plus tard, le cheveu court. Elle infiltre un navire spatial aux allures de bateau de croisière : les riches sur le pont, à la recherche de sensations fortes dans l’espace, les pauvres au sous-sol, en quête d’une planète où ils s’imaginent avoir une vie meilleure. Le baron Cockburn, l’homme qui a assassiné son frère, se trouve à bord de la première classe. Il est là pour s’emparer d’un détecteur pratique pour repérer les vaisseaux qui naviguent dans l’Ether, le fluide imaginé par l’auteur pour voyager dans l’espace. Une attaque avortée donne à Benesh l’opportunité de rejoindre les troupes du capitaine Lohengrin à bord de son vaisseau le Cygne noir.

Le premier tome des « Chants du Cygne noir » s’ouvre sur Benesh, une jeune indienne décidée à venger son frère.
Le premier tome des « Chants du Cygne noir » s’ouvre sur Benesh, une jeune indienne décidée à venger son frère.

La capitaine Lohengrin, la résistance

Alter ego féminin d’Albator, la capitaine Lohengrin porte un bandeau à l’œil, sans cicatrice. Son équipage est sensiblement le même, il y a même cet oiseau qui rappelle celui qui se posait sur l’épaule du pirate. Son fauteuil de commandement ressemble aussi à celui du pirate de Matsumoto. On comprend vite que l’on va s’attacher aux personnages de Lohengrin et de Benesh. Peut-être bien parce qu’elles incarnent toutes les deux la résistance dans un monde en pleine décadence. Bref, on attend le deuxième tome avec impatience.

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Notre avis : 5/5

Éd. Rue de Sèvres, 216 p., 13,90 €.

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