Publié24. octobre 2026, 19:51

ItalieLes forces de l'ordre déployées pour éviter les affrontements

Policiers et militaires ont quadrillé les rues à Milan pour éviter tous débordements.

Agence France-Presse

De gros moyens ont été déployés à Milan, ici à côté du Duomo.

De gros moyens ont été déployés à Milan, ici à côté du Duomo.IMAGO/ZUMA Press

Les forces de sécurité ont été déployées en Italie avant des manifestations prévues samedi, tandis que la police mène une vaste opération de répression à la suite des violents affrontements survenus le week-end dernier.

Le gouvernement d’extrême droite de la Première ministre Giorgia Meloni a approuvé cette semaine des réformes sécuritaires strictes à la suite des violences, qui présentaient des similitudes avec les manifestations en France.

Des hélicoptères survolaient samedi la Piazza del Duomo au centre de Milan (nord). Des soldats en treillis circulaient par groupes, cinq véhicules militaires et un canon à eau étant garés à proximité.

Laia Gonzalez, 27 ans, serveuse originaire des environs de Barcelone, en Espagne, a été choquée par les images des violences du week-end dernier, mais a néanmoins maintenu son voyage à Milan avec sa famille.

«J’avais un peu peur de venir», confie-t-elle. «J’ai essayé de trouver d’autres endroits à visiter si les choses devenaient trop violentes pendant que nous sommes ici».

Contre les coupes budgétaires

Sur la via Torino, où des commerces ont été pillés dimanche dernier, des vitrines ont été barricadées. Certains magasins ont fermé pour l’après-midi, tandis que d’autres attendent de voir avant de se décider, avec des plans d’évacuation prévus pour les employés.

«Nous craignons d’être pillés», explique Mariusz Chrupek, 35 ans, qui travaille au grand magasin Rinascente, sur la Piazza del Duomo. «Si rien ne se passe, nous resterons ouverts.»

Ces manifestations sont organisées alors que les étudiants, les camionneurs et les agriculteurs protestent contre les coupes budgétaires et la hausse du coût de la vie, notamment du logement et du carburant. Les organisations étudiantes ont vivement critiqué la réponse sécuritaire du gouvernement, l’exhortant à répondre aux revendications des manifestants.

Après les émeutes et les pillages du week-end dernier à Milan, le gouvernement y a déployé 500 soldats et adopté un décret assouplissant les règles de détention des mineurs.

La police a indiqué avoir effectué des dizaines de perquisitions en amont des manifestations de samedi et arrêté un homme de 30 ans soupçonné d’être le meneur du «Mouvement du 17 octobre», groupe ayant appelé à la mobilisation de samedi.

Agence France-Presse

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