l'essentiel Une vingtaine de policiers du syndicat Unité se sont rassemblés ce mardi 15 septembre 2026 devant le commissariat de Montauban, dans le Tarn-et-Garonne. Banderoles déployées et pancartes en main, ils dénoncent l’absence de réponses concrètes à leurs revendications, plusieurs semaines après la mobilisation nationale du 30 juin et les tables rondes organisées avec le ministre de l’Intérieur.

Les banderoles sont tendues sur le trottoir, devant le commissariat de Montauban (Tarn-et-Garonne). Une vingtaine de policiers du syndicat Unité SGP Police-FO sont réunis ce mardi 15 septembre 2026. Pas de grand cortège ni de prise de parole spectaculaire : les fonctionnaires veulent avant tout rendre leur colère visible.

Au pied d’un fourgon de la police nationale, les pancartes résument leur message. Sur l’une d’elles, un slogan donne le ton : "Quand il y a de l’argent pour certains, il doit y avoir de la justice pour tous."

Cette mobilisation dans le Tarn-et-Garonne intervient dans le prolongement d’une journée de protestation nationale organisée le 30 juin dernier. Plus de 3 000 agents s’étaient alors mobilisés. Depuis, plusieurs tables rondes ont été organisées avec le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez. Mais, pour les responsables d'Unité, le compte n’y est toujours pas.

« Quand il y a de l’argent pour certains… »

Derrière ce rassemblement, le syndicat porte une série de revendications qui concernent différents personnels de la police nationale. Il demande d’abord des engagements sur le reclassement ainsi qu’une révision des grilles de salaire, notamment pour les gradés et les policiers en bas de la hiérarchie.

« Quand il y a de l’argent pour certains, il doit y avoir de la justice pour tous », martèlent les policiers parmi lesquels le secrétaire départemental Kamel Djemaï. Pour lui, la question dépasse la seule rémunération. Il demande également que soient mieux reconnus les "compétences et les charges exercées quotidiennement sur le terrain."

Le syndicaliste réclame par ailleurs une revalorisation de l’indemnité de sujétion spécifique, des avancées sur la protection fonctionnelle et le cumul emploi-retraite. Il demande enfin la définition d’un statut adapté pour les personnels de la police technique et scientifique (PTS).

Une contestation qui ne vise pas « un corps en particulier »

Dans leur viseur figure notamment la réforme du corps de conception et de direction. Mais les policiers mobilisés à Montauban insistent sur un point : leur démarche ne consiste pas, selon eux, à opposer les différents personnels de la police nationale.

Le syndicat affirme au contraire réclamer "une stricte égalité de traitement financier et professionnel" entre l’ensemble des fonctionnaires de l’institution. Une manière de replacer la mobilisation dans une revendication plus large : celle d’une reconnaissance des personnels et des missions qu’ils exercent.

La délégation a rejoint Toulouse
La délégation a rejoint Toulouse DDM

« Maintenir la pression » tant que rien ne bouge

Pour les policiers montalbanais rassemblés ce mardi matin, le rendez-vous du 15 septembre constitue donc une nouvelle étape. Les discussions engagées avec le ministère n’ont, selon le syndicat, pas apporté les garanties statutaires attendues.

La délégation tarn-et-garonnaise a ainsi rejoint vers 13 heures le rassemblement prévu devant le commissariat central de Toulouse, en Haute-Garonne.