Les réparations des joints et un radar-tronçon désormais sur la table de la Région wallonne pour l'Avenue du Marouset à Braine-le-Comte
Le dossier de l'avenue du Marouset, à Braine-le-Comte, continue de progresser, mais les riverains devront encore patienter avant de connaître les mesures définitives. Interrogé lundi dernier en commission du Parlement wallon par le député-bourgmestre Maxime Daye (MR), le ministre wallon des Infrastructures, François Desquesnes (Les Engagés), a confirmé que plusieurs analyses étaient en cours et qu'un radar-tronçon était désormais à l'étude.
Depuis plusieurs mois, les habitants de cette portion de la N533 dénoncent les vibrations, le bruit et les fissures qui apparaissent dans leurs habitations. Certains ont même entamé des démarches en vue d'une action collective contre la Région wallonne, gestionnaire de la voirie. Une expertise commandée par des riverains établissait d'ailleurs une corrélation entre l'état de la chaussée et les dégâts constatés dans certaines maisons.
Face à ces inquiétudes, une limitation provisoire de la vitesse à 50 km/h est entrée en vigueur le 1er juillet entre les numéros 16 et 109B de l'avenue du Marouset, avec l'accord du SPW. Une mesure temporaire dont l'avenir restait toutefois incertain.
"Nos maisons tremblent, il y a des fissures partout" : Les riverains de l'avenue du Marouset à Braine veulent attaquer en justice la Région wallonneEn réponse à Maxime Daye, François Desquesnes a indiqué qu'un dossier était toujours ouvert au contentieux général du SPW. Des mesures vibratoires ont été demandées afin de disposer de données techniques objectives sur les nuisances dénoncées par les riverains. Les résultats ne sont cependant pas encore connus.
Le ministre a également confirmé avoir demandé à son administration d'analyser l'opportunité d'installer un radar-tronçon sur cet axe. En attendant, il rappelle que des lidars temporaires peuvent être mis gratuitement à disposition des zones de police afin de contrôler le respect de la nouvelle limitation de vitesse.
La question d'un maintien définitif à 50 km/h reste également ouverte. François Desquesnes a rappelé que la Wallonie a lancé une révision générale des limitations de vitesse sur les routes régionales afin de mieux les adapter à l'évolution de l'urbanisation. Selon lui, l'avenue du Marouset présente plusieurs caractéristiques qui pourraient justifier une limitation permanente, même si la décision sera prise au terme de l'analyse menée avec les services du SPW, la commune et la zone de police.
Quant à l'état de la voirie elle-même, aucune décision n'a encore été arrêtée. Le ministre précise que les conclusions des mesures vibratoires permettront de déterminer si des aménagements de l'infrastructure sont nécessaires, notamment au niveau des joints de dilatation, régulièrement pointés du doigt par les riverains.
En réplique, Maxime Daye a insisté sur cet aspect du dossier. Selon lui, la vitesse est aujourd'hui relativement bien respectée grâce aux radars préventifs installés par la Ville. Mais il estime surtout que la réparation des joints de dilatation constituerait une intervention rapide et peu coûteuse. Une promesse, rappelle-t-il, déjà formulée par les deux précédents ministres sans jamais être concrétisée. Le député-bourgmestre espère désormais que François Desquesnes sera celui qui permettra enfin de tourner la page d'un dossier qui empoisonne le quotidien des habitants depuis de nombreuses années.
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