Tiques en altitude : le réchauffement climatique les pousse à 2300m
Publié8. octobre 2026, 13:44
Parasite suceur de sangLes tiques s'aventurent désormais à plus de 2000 m d'altitude
Les redoutables acariens prennent leurs aises bien au-dessus des zones où ils prolifèrent d'ordinaire, apparemment une conséquence du réchauffement climatique.

Chaussures de randonnée aux pieds, on grimpe au-dessus de la limite des forêts. À cette altitude, plus besoin de se soucier des tiques, vous direz-vous… Hélas si. Dans les Grisons, ces bestioles sont désormais présentes même à plus de 2000 mètres d'altitude, montrent les résultats d'une étude de l'Institut pour la recherche sur la neige et les avalanches (SLF) cités par la SRF.
Des marcheurs ont signalé la présence de tiques à quelque 2300 mètres d'altitude. Cela ne signifie pas pour autant que les tiques se cachent partout dans les hautes montagnes. Jusqu'à environ 1400 mètres, elles sont pratiquement omniprésentes selon la SRF. Au-dessus, les observations diminuent nettement. Cependant, certains spécimens parviennent encore à grimper beaucoup plus haut.
Également sur les alpages
Des signalements proviennent également du monde agricole. «Des tiques ont été trouvées sur les animaux d'élevage sur une alpe sur deux à trois au-dessus de 2000 mètres», déclare la biologiste du SLF Anne Kempel à la SRF.
Comment se protéger au mieux
Des pantalons longs, des chaussures fermées et un spray anti-tiques peuvent réduire le risque de piqûre. De plus, on peut fourrer les jambes du pantalon dans ses chaussettes. Après une balade, il est conseillé de procéder à un contrôle minutieux de tout le corps – en particulier derrière les genoux, sous les aisselles et à la racine des cheveux. Les piqûres peuvent provoquer une méningo-encéphalite à tiques (FSME), une infection virale qui touche le système nerveux central, pour laquelle il existe un vaccin.
Une explication possible est l'augmentation générale des températures. «Cela montre clairement que les tiques réagissent également au réchauffement climatique et étendent leur aire de répartition en altitude», résume Anne Kempel.
La saison des tiques change également. Werner Tischhauser, de la Ligue suisse des personnes atteintes de maladies à tiques, nous avait déclaré: «Le déroulement typique de la saison des tiques, qui commence en mars et se termine en octobre, n'existe plus depuis plusieurs années.» Selon le temps et la région, les tiques peuvent être actives dès janvier et rester jusqu'à fin novembre.
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Davantage d'infections?
Plus de tiques signifient-elles plus de maladies? Cela reste incertain. Les tiques peuvent transmettre, entre autres, la borréliose et la méningo-encéphalite à tiques (FSME). Les animaux en altitude portent-ils également des agents pathogènes? Le risque d'infection y augmente-t-il? D'autres études devront le montrer.
À partir de 2027, les chercheurs souhaitent donc collecter et analyser des tiques à différentes altitudes, selon la SRF. Il s'agit de déterminer si elles transmettent les mêmes agents pathogènes qu'en plaine.
Que faire après une piqûre?
Une tique doit être retirée le plus rapidement possible, rappelle le portail d'information piqure-de-tique.ch. Une pince fine, une «carte à tiques» ou une pince à tiques conviennent à cet effet. Saisir la tique le plus près possible de la peau et la retirer lentement avec une traction continue. Les remèdes maison comme l'huile ou l'alcool sont déconseillés. Le portail recommande de noter la date de la piqûre et de surveiller la zone de la peau dans les semaines suivantes. Une rougeur juste après la piqûre est d'abord normale et devrait disparaître après quelques jours. Si elle persiste, s'étend ou si d'autres symptômes apparaissent, il faut consulter un médecin.
(arg)
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