Ces deux youtubeurs racontent comment ils ont piégé CNews et Morandini en direct
Invités pour expliquer leur concept Youtube « anti-pickpocket », les deux compères en ont profité pour se payer le producteur de l’émission et appeler à voter LFI en 2027.

Capture d’écran CNews
Prise au piège par le youtubeur Gabiche et son complice Rodav, la présentatrice de l’émission de CNews n’a rien pu faire.
Autoproclamé « chasseur de pickpockets », le youtubeur Gabiche a fait une apparition particulièrement remarquée sur CNews. Ce jeudi 17 septembre, il était l’invité de Police-justice, 24 heures en France, la nouvelle émission de la chaîne privée de Vincent Bolloré produite et orchestrée en régie par Jean-Marc Morandini.
Sauf que la présence du jeune créateur de contenu sur l’antenne de CNews était en réalité un piège orchestré par Gabiche et son complice Rodav pour prendre la chaîne à son propre jeu.
En plateau, les deux créateurs de contenu ont donc bien expliqué leur concept de « brigade anti-pickpocket », qui consiste à traquer et filmer les voleurs repérés dans les rues de la capitale. Malgré des méthodes discutables qu’il assume, Gabiche a quand même été invité par l’émission, comme l’explique la présentatrice Nelly Daynac. « Quoi qu’on en dise, il y a des gens qui vous suivent. Donc on était intrigués et on voulait vous faire venir », affirme-t-elle à la fin du passage des deux compères.
Un moment choisi par Gabiche et Rodav pour révéler les véritables intentions derrière leur présence sur CNews. « Même si ce n’est pas forcément éthique, très carré, ce qu’on fait et qu’on peut nous en vouloir, je tiens quand même à dire que vous ne nous mettez pas tant en avant et je comprends votre point de vue… », a d’abord glissé et en guise de conclusion le youtubeur qui cumule près de 2 millions d’abonnés sur Youtube.
« Mais il y a quand même pire dans ce monde… Il y a quand même les pédophiles comme Jean-Marc Morandini que vous avez eu pendant très longtemps ici », a-t-il eu le temps d’ajouter avant d’être interrompu et sermonné par les chroniqueurs de l’émission. Gabiche fait ici référence aux condamnations définitives pour harcèlement sexuel et corruption de mineurs (et non pas pour pédocriminalité, ndlr) de l’ancien présentateur de CNews, écarté de l’antenne la saison dernière mais toujours présent en coulisse avec cette émission depuis la rentrée médiatique.
« Et vous continuez de mettre en avant (Jean-Marc Morandini) même après la condamnation définitive », peut-on encore l’entendre dire par-dessus des images prétextes envoyés en précipitation par la régie, juste avant une coupure pub envoyée, elle aussi, en urgence.
La supercherie s’est poursuivie après le direct
Leur passage sur CNews s’est donc terminé ainsi. Enfin presque. Comme l’ont révélé les deux créateurs de contenu sur les réseaux sociaux, la séquence s’est poursuivie loin des caméras de CNews puisque Gabiche et Rodav avaient préparé des t-shirts personnalisés prouvant que leur coup était prévu de longue date. Sur celui de Gabiche, on peut ainsi lire : « MORANDINI P*DO EN PRISON ». Sur celui de Rodav, le message est nettement plus politique et un véritable pied de nez à la ligne politique de CNews : « VOTEZ LFI 2027 ».

Captures d’écran Instagram
Très fiers de leur prank, les deux youtubeurs ont exhibés leurs t-shirts provocateurs prévus pour leur passage sur CNews.
Sur les images qu’ils ont partagées en ligne, on peut entendre la tension des équipes de CNews et la colère de Nelly Daynac pendant que les deux comparses exultent, tout en s’excusant ironiquement pour ce prank. « On est désolé, on était obligés, franchement on s’est senti un peu obligé avec tout ce qu’il se passe. En plus c’est Morandini qui nous a contactés. Votez bien en 2027 », lâchent-ils, tout sourire, avant de quitter les lieux.
Les deux créateurs ont encore multiplié les provocations en story Instagram en se photographiant avec leurs t-shirts respectifs pour conclure ce piège tendu à la chaîne d’information en continu. On imagine qu’en régie, Jean-Marc Morandini a dû apprécier l’ensemble de cette séquence, qu’il a visiblement lui-même provoqué sans s’en rendre compte.