Ligue 1: pourquoi il y a un intérêt à lancer un appel d’offres avant la fin de l’année
Avant de quitter ses fonctions à LFP Media, à la fin de la saison dernière, Nicolas de Tavernost avait fortement poussé l’idée de lancer un appel d’offres avant la fin de l’année 2026. Plusieurs raisons peuvent expliquer cette envie.
C’était l’une des dernières idées de Nicolas de Tavernost avant de quitter son poste à la direction de LFP Media. L’ancien patron de M6 avait poussé l’idée auprès des présidents de clubs de lancer un appel d’offres pour la Ligue 1 avant la fin de l’année 2026. Actuellement, Ligue 1+ (chaîne de la LFP) dispose de l’exclusivité du championnat de France pour cette saison, et normalement pour la saison suivante. Cet appel d’offres pourrait donc permettre d’avoir un ou plusieurs nouveaux acteurs à partir de la saison 2029-2030.
La société de clubs, issue de la PPL sur le sport professionnel, qui devrait voir le jour à la fin de cette saison aura la prérogative de gérer les droits TV du championnat de France. Si l’appel d’offres est lancé avant la fin de l’année 2026, alors ça sera la LFP, ancienne version, qui devra gérer ce dossier ultra-important. Cet appel d’offres doit déjà permettre aux équipes de la Ligue de sonder le marché pour son produit star, afin de savoir si la Ligue 1 est encore attractive… ou pas. À la fin de la saison dernière, la chaîne de la Ligue tournait autour du million d'abonnés. Elle espère désormais franchir un cap avec l'exclusivité du championnat.
Un enjeu financier capital pour les clubs
Mais Ligue 1+ n'est pas un acteur capable de répondre aux besoins des clubs. L'enjeu financier est capital pour les clubs de première division. Les 18 écuries ne peuvent pas se permettre de continuer à vivre des saisons avec des revenus issus des droits TV quasi inexistants. Même si Ligue 1+ permet à la LFP de diffuser son championnat dans des conditions normales, les revenus produits par la chaîne ne sont qu’une toute petite goutte d’eau dans les bilans comptables des équipes de Ligue 1. Et forcément, ça pèse sur le fonctionnement des clubs.
En cas de lancement de l’appel d’offres, la LFP espère attirer les géants du numérique afin d'avoir une concurrence plus importante, et pourquoi pas obtenir un minimum garanti pour les prochaines saisons. Amazon Prime avait déjà fait une petite incursion sur la Ligue 1 il y a quelques saisons. D’autres plateformes, comme Disney+ ou Paramount, pourraient être tentées de poursuivre leur expansion en France dans les droits sportifs. Sans compter l’apparition (ou le retour) d’acteurs traditionnels, déjà très présents dans le monde du sport, qui pourraient être tentés par l’achat du championnat de France, toujours un actif important pour développer une image de marque.
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Et dans le cas où l’appel d’offres n’est pas concluant, cela pourrait permettre à la LFP de discuter directement avec tous les acteurs du marché. Cette solution faciliterait la tâche pour trouver un nouvel acteur. Mais à l'instant T, la LFP n'a pas annoncé si elle était prête à lancer un appel d'offres dès le mois de décembre ou d'attendre un peu plus longtemps avant de sonder le marché.
Nicolas Pelletier
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