Les aides personnalisées au logement (APL) seront gelées l'an prochain, a annoncé ce samedi le ministre de la Ville et du Logement, Vincent Jeanbrun, dans le cadre des économies prévues dans le budget 2027. Les montants ne seront donc pas revalorisés sur l'inflation comme chaque année.

Dans le cadre de l'"effort" de 54 milliards d'euros d'économies prévu dans le budget 2027, le gouvernement projette de geler les aides personnalisées au logement (APL) l'an prochain, a annoncé ce samedi le ministre de la Ville et du Logement, Vincent Jeanbrun, alors que ces aides sont octroyées à des bénéficiaires aux revenus modestes. "On ne va évidemment pas les diminuer. En revanche, elles ne seront pas revalorisées l'année prochaine", a-t-il déclaré sur franceinfo.

Chaque année habituellement, les APL sont revalorisées au 1er octobre, en fonction de l'évolution de l'indice de référence des loyers (IRL) du 2e trimestre de l’année en cours. "En 2026, l'IRL a progressé de 1,15 % sur un an. L'APL devrait augmenter de 1,15 % au 1er octobre 2026, sauf décision contraire du gouvernement", indiquait le site officiel Service Public. "En octobre 2025, la revalorisation de l'APL était de 1,04 %."

"On demande un petit effort à tout le monde"

"On fait des économies", a justifié le ministre. "Une économie qui chez nous est substantielle, c'est le fait de geler les APL", a-t-il ajouté, précisant que ces allocations ne seraient pas revalorisées au niveau de l'inflation en 2027. "On demande un petit effort à tout le monde", a-t-il dit, "un peu partout pour essayer de s'en sortir, ce qui permet de dégager des marges de manœuvre pour d'autres dispositifs." Jeudi, le Premier ministre Sébastien Lecornu a présenté un budget avec un "effort" massif de 54 milliards d'euros.

Attribuées sous condition de ressources, les APL sont destinées à financer la location d'une résidence principale et versées pratiquement exclusivement par la Caisse nationale d'allocations familiales (Cnaf). Elles ont atteint 17 milliards d'euros en 2020. Le montant moyen de l'aide versée mensuellement par allocataire est de 219 euros, selon la Cour des comptes en 2025.

Plusieurs aides sont concernées par des mesures d'économies qui devront encore passer par le Parlement, notamment l'allocation de rentrée scolaire et certaines niches fiscales.