Si la mobilisation des lycéens s’est un peu essoufflée en ce début de semaine, leurs revendications interrogent sur la promesse qui leur est faite de construire leur avenir au lycée aujourd’hui.

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Publié: 13 octobre 2026 à 19h28

Temps de lecture: 2 min

Des chansons, une Marseillaise, banderoles et pancartes à la main, des battles d’aura devant les copains assis en cercle… et toujours les mêmes revendications sur Parcoursup, la pression des journées interminables et tout ça pour quel avenir ? La journée de mobilisation lycéenne de ce mardi 13 octobre 2026 a de nouveau donné l’image de jeunes déterminés à simplement pouvoir vivre leur jeunesse. Et clairement le lycée tel qu’ils le vivent aujourd’hui ne semble plus le leur permettre totalement.

Profiter de l’instant, créer, exprimer ses idées… Toute une vie que certains revendiquent. Or leur quotidien et la pression qui va avec leur parcours scolaire semblent les en priver, même quand ils ne sont pas en classe. C’est paradoxal en regardant l’étymologie du mot lycée, école de philosophie d’Aristote, lieu attaché pendant les Lumières à la philosophie, à la littérature.

Quand ces lycéens évoquent par exemple leurs nombreuses activités, source d’un emploi du temps très lourd, ce n’est pas uniquement pour lister leurs matières préférées : c’est aussi pour satisfaire Parcoursup et s’assurer le plus de chances possibles. La réalité qu’ils décrivent depuis plusieurs semaines paraît aussi terne que leurs slogans se veulent lumineux, à coups de paillettes et de pirouettes linguistiques. On est frappé de ces deux mondes qui semblent coexister.

Ce qui amène une autre question : la promesse d’un avenir éclairé grâce au lycée est-elle encore tenue ? Car c’est cette promesse qu’ils demandent à la société de tenir quand ils revendiquent des conditions d’enseignement digne, une sélection moins anxiogène ou du temps tout simplement. Car l’avenir qui les attend s’annonce plein d’obstacles (climatiques en premier lieu, mais c’est un autre sujet). Et nous avons comme devoir de les aider à s’y préparer.

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