Vosges. Figure de la Liberté de l’Est , Gaston Curien, dit « tonton reporter », nous a quittés
C’était un homme entier, fort en gueule et petit en taille. Droit dans ses baskets, il avait un avis tranché mais il avait également une grande générosité. Gaston Curien est né à Cornimont le 1 er juillet 1946. Il a fait toute sa scolarité à Cornimont. Afin d’éviter d’être envoyé par ses parents dans une école privée, il avait rendu une copie blanche le jour du brevet. Lui qui rêvait de devenir mécanicien a démarré un apprentissage en tant que coiffeur pour dames à Charmes avant de réussir son brevet professionnel et exercer une dizaine d’années.
En 1972, il change de métier et démarre en tant que pigiste à la Liberté de l’Est avant de travailler à l’agence de Vittel. En juin 1973, il est nommé reporter photographe. Autodidacte, il se découvre alors une passion pour l’image. « Il savait toujours situer un événement et anticiper une photo », explique son épouse, Denise. Il deviendra chef du service photo avant de quitter l’entreprise en 2003.
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Tonton a couvet les plus grandes compétitions de ski. Photo remise par la famille
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Gaston Curien dans son quotidien de photographe pour La Liberté de l’Est. Photo remise par la famille
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Gaston Curien. Photo remise par la famille
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Gaston Curien a suivi de nombreux événements de la vie sportive. Photo remise par la famille
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Gaston Curien avait de nombreux souvenirs avec les plus grands sportifs, comme ici Franck Piccard, double médaillé olympique à Calgary. Photo remise par la famille
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Gaston Curien en 2011 par notre photographe Jérôme Humbrecht
Au cours de sa longue carrière, Gaston Curien aura couvert six Olympiades en tant que photographe : à Innsbruck, Lake Placid, Sarajevo, Calgary, Albertville et finalement Lillehammer. À Calgary, il fait poser le double médaillé Franck Piccard avec une coiffe d’indien qu’il a conservée comme un totem à la maison. Tonton aura couvert de multiples Tour de France, le déplacement du pape Jean-Paul II mais également les concerts de Tina Turner, Michel Sardou et Johnny Hallyday. Il était resté marqué par l’accident du Mont Saint Odile et la tornade en 1984 dans les Vosges. Fin connaisseur du ski vosgien, il avait un réseau important.
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En avril 1977, la préparation de la fête des jonquilles à Gérardmer sous l’œil de Tonton Curien Photo Gaston Curien
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En novembre 1977, le concert de Michel Sardou au parc des expositions d’Épinal photographié par Gaston Curien. Photo Gaston Curien
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En février 1987, le lâcher de lynx au Climont suivi par Gaston Curien. Photo Gaston Curien
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L’étape du Tour de France le dimanche 4 juillet 1982 entre Bâle et Nancy, soit 246 km. Photo Gaston Curien
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En février 1990, la crue de la Moselle avec des inondations du centre-ville immortalisée par Tonton. Photo Gaston Curien
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Les conséquences de la tornade du 11 juillet 1984 ont été shootées par Gaston Curien. Photo Gaston Curien
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Gaston Curien, en grand amateur de la nature, a saisi le grand tétras. Photo Gaston Curien
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Une séance d’escalade au niveau de la cascade de glace du Lac Blanc par Gaston Curien en 1998. Photo Gaston Curien
Passionné par la photo animalière, Tonton était également une référence en la matière. Il était capable de rester deux-trois heures devant un terrier de renard. Il observait les oiseaux, le grand tétras, les chamois, et ne ratait aucun brame du cerf. En novembre 2024, il s’est fait interviewer par le grand JD pour un reportage sur la bête des Vosges .
Le regard de Gaston Curien s’est éteint, mais ses images resteront.
À son épouse, ses deux enfants et son petit-fils, nous présentons toutes nos condoléances.